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Enseignement supérieur : une rentrée universitaire sous le signe de l’innovation

Suite à deux années consécutives sous Covid marquées par l’enseignement à distance, la rentrée universitaire 2022-2023 se présente sous le signe de l’innovation. A en croire le rapport établi par le ministère de l’enseignement supérieur, plusieurs nouveautés seront présentes cette année.  

La population estudiantine, la capacité d’accueil des universités et la stratégie de développement de la recherche scientifique… sont parmi les nombreux volets abordés dans le rapport de la rentrée universitaire 2022-2023. Présenté par Abdellatif Miraoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, mercredi 19 octobre, devant la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des conseillers, le document se penche également sur la gestion des bourses d’études, ainsi que des cités universitaires, avec un éclairage sur la situation des étudiants marocains rentrés d’Ukraine. Premier constat amère du rapport, la baisse de 1,4% du nombre de bacheliers de l’année scolaire 2021-2022 qui s’est réduit à 328.650. Fort heureusement, le nombre d’étudiants inscrits dans les différentes universités publiques a augmenté de 6,49% avec plus de 1,13 million d’inscrits. 86% d’entre eux sont inscrits dans les établissements à accès ouvert alors que 14% poursuivent leurs études supérieures dans les établissements à accès limité.

58 nouveaux parcours
Le document se penche par ailleurs sur la formation en médecine rappelant que sa durée a été réduite. De 7 ans, elle est passée à 6. L’idée est de doubler le nombre de diplômés des facultés de médecine et de pharmacie et des facultés de médecine dentaire d’ici 2026. Sur un autre registre, le rapport évoque l’ouverture d’une licence en éducation afin de former une nouvelle génération d’éducateurs dans l’enseignement primaire et secondaire à l’horizon 2025. 58 nouveaux parcours ont été créés : 5 en agriculture, industrie alimentaire et pêche maritime, 9 en digitalisation et sciences de données, 5 en énergies renouvelables, 18 en finances, 2 en tourisme, 18 en logistiques et 1 parcours en extraction et conversion. Un accompagnement pour le développement de l’industrie automobile et aéronautique est également prévu en vue d’atteindre 100 000 lauréats à l’horizon 2025. Dans le but de renforcer les capacités linguistiques des étudiants, 18 nouveaux parcours d’anglais ont été mis en place dans les universités publiques, ainsi que 21 diplômes dans les universités privées. Deux modules seront inclus, environ 12531 étudiants devront suivre au moins l’un des modules au cours de l’année 2022-2023. Le ministère prévoit également le lancement de 10 nouvelles licences, 7 masters et 1 doctorat.

Instauration d’un écosystème plus adapté
La rentrée universitaire 2022-2023 sera marquée par la mise en œuvre du plan d’accélération de la transformation de l’écosystème de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation. Et afin d’élargir l’offre des services sociaux destinés aux étudiants, le ministère met en place une stratégie dans le cadre du PACTE ESRI 2030. En soi, c’est une procédure unifiée entre toutes les cités universitaires qui sera mise en place pour avoir accès à l’offre de logements universitaires. Cette initiative vise à assurer l’équité des chances des étudiants. Le volet de l’alimentation a également été évoqué. En effet, le ministère prévoit 15 millions de repas supplémentaires. Pour ce qui est des bourses d’études supérieures, la plateforme ‘’My Scholarship ‘’a reçu 224 956 candidatures. 75% des demandes devraient être acceptées.

Par ailleurs, le ministère projette l’extension des cités universitaires, et ce, à travers la construction de trois résidences universitaires, dont une publique et deux dans le cadre d’un partenariat public-privé. Le nombre de lits sera augmenté de 51 630 en 2021-2022 à 53 653 en 2022-2023, dont 63% seront réservés aux femmes. Parmi les ambitions du ministère figure également l’achèvement des projets de construction et d’extension des cités universitaires de Béni Mellal, Taza, Kénitra, Meknès, Nador, Fès, Mohammedia et Al Hoceima. En vue d’encourager le partenariat avec le secteur privé pour la construction de cités étudiantes privées dans les villes dont le besoin se fait sentir, 17 accords ont été conclus avec plusieurs promoteurs immobiliers ainsi que 6 résidences qui ont déjà été ouvertes à Agadir, Kénitra, Rabat et Tétouan avec une capacité de 732 lits. 11 autres résidences sont en cours de construction, dont la capacité est estimée à 6 950 lits.

20 000 nouveaux sièges dans les établissements universitaires
Avec l’extension de 16 établissements universitaires, 20.000 nouveaux sièges ont été répartis sur plusieurs universités du Royaume, à savoir l’Université Ibn Zohr d’Agadir (9419), l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès (4968), l’Université Ibn Tofaïl de Kénitra (3510), l’Université Moulay Ismaïl de Meknès (1000), l’Université Hassan 1er de Settat (768), et l’Université Mohammed Premier (UMP) d’Oujda (160). En ce qui concerne la situation préoccupante des étudiants marocains rentrés d’Ukraine, le rapport a fait savoir qu’au cours de ce mois, une délégation du ministère se rendra en mission en Bulgarie. Le Royaume devrait recevoir une délégation bulgare à partir du mois prochain afin de mettre en oeuvre le plan d’intégration de ces étudiants.

Recherche scientifique : une batterie de projets Programmés

• Instauration d’une nouvelle génération de doctorants qui dépassera le parcours basique de licence-master et doctorat.

• Création de nouveaux instituts de recherche dans le domaine de la santé, l’eau et l’intelligence artificielle.

• Inauguration de deux nouveaux complexes d’innovation.

• Production de 14 200 publications scientifiques indexées d’ici 2023.

• Accompagnement des porteurs de projets innovants. 100 projets dans le cadre du soutien de l’innovation ont déjà été identifiés.

• Actions visant l’amélioration du classement des universités marocaines.

• Conclusion de 70 partenariats-expertise dans le cadre du programme Fincome.

Kenza Aziouzi / Les Inspirations ÉCO

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