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6 ramedistes sur 10 disposent d’une carte valide

Le non-renouvellement des cartes Ramed continue d’être un point chaud dans la gestion du dossier de la couverture médicale de cette frange de la population. Selon les derniers chiffres de l’Anam, le nombre de bénéficiaires du régime a atteint plus de 10,4 millions de bénéficiaires à fin 2016. Seuls 6 millions de bénéficiaires disposent aujourd’hui de cartes valides, soit un nombre de foyer de plus de 4 millions.


L’Agence nationale de l’assurance maladie (Anam) a tenu, lundi dernier ses Conseils d’administration, relatifs à l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et au Régime d’assistance médicale (Ramed). Il s’agissait notamment pour l’agence, de faire le point sur les réalisations faites dans le cadre du Ramed, dont le nombre de bénéficiaires a atteint plus de 10,4 millions. Dans ce sens, 6 millions de bénéficiaires disposent aujourd’hui de cartes valides, soit un nombre de foyers de plus de 4 millions. 48% en milieu rural et 52% en milieu urbain.

S’agissant des 4,4 millions de personnes restantes, l’Anam souligne qu’il s’agit de personnes qui n’ont pas jugé nécessaire de renouveler leur bénéfice au Ramed pour multiples raisons, dont pourrait être l’amélioration de leur situation économique. L’Anam balaye ainsi d’un revers de la main les critiques concernant une éventuelle insatisfaction des usagers du Ramed ou encore la non-production par l’Anam des cartes dans les délais impartis. En vue d’améliorer l’accessibilité des citoyens à l’information autour du Ramed, l’Anam a récemment lancé une plateforme d’échange au niveau du portail de l’agence qui permet à cette frange de la population de faire le suivi de l’état d’avancement du traitement et de production de leurs cartes. S’y ajoute le renforcement du front office et la mise en place d’une hotline. Le Conseil d’administration du Ramed a également été l’occasion de présenter le rapport d’activités 2016, qui met l’accent sur les réalisations en termes d’immatriculation au Ramed, de contrôle de double affiliation, et de gestion des réclamations. Au terme de cette réunion, les membres du Conseil d’administration, ont pris acte du budget programme pour la période 2017-2019, et ont arrêté le budget Anam-Ramed, au titre de l’année 2017 pour le soumettre au ministère de l’Économie et des finances pour visa.

L’Anam a également tenu la 18e session consacrée à l’Assurance maladie obligatoire (AMO), se félicitant notamment de l’élargissement de la couverture médicale, qui s’adresse désormais aux étudiants connaissant une progression tant au niveau du taux d’immatriculation, que du contrôle de la double affiliation. L’extension aux indépendants est également un autre fait majeur de ces derniers mois. Il est d’ailleurs à rappeler que les textes de loi et réglementaires relatifs à la couverture des indépendants ainsi que les ascendants sont en cours d’approbation par le Parlement. L’Anam précise que les organismes gestionnaires sont, d’ores et déjà, prêts et bien outillés pour l’intégration de ces nouvelles catégories.

La tenue de ce Conseil d’administration a également permis de valider le rapport global annuel de l’AMO de base, au titre de l’année 2015. Ce rapport qui constitue le tableau de bord pour réguler, avec perspicacité, le régime de l’Assurance maladie obligatoire, a repris les principaux indicateurs du système, à savoir la population, les ressources, les dépenses et l’équilibre financier du régime, sans omettre la mesure d’impact des affections coûteuses et de longue durée. Cette session a été également l’occasion de présenter le bilan d’activité de l’agence, au titre de l’année 2016. Ce bilan qui a repris les réalisations de l’Anam ainsi que les perspectives d’évolution de ces chantiers avec les leviers de leur mise en œuvre.


11 millions de personnes bientôt couvertes

Le projet de loi N° 98-15, relatif au régime de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) de base pour les catégories des professionnels, des travailleurs indépendants, n’attend plus que sa publication au Bulletin officiel. Le texte vise à instaurer la couverture médicale en faveur d’une catégorie, dont le nombre de bénéficiaires est estimé à 11 millions parmi les assurés et les ayants-droits, soit 30% de la population. Ce texte de loi prévoit le principe d’obligation d’adhésion à ce régime, tout en délégant sa gestion à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) d’une manière autonome par rapport à la gestion des autres régimes. Ce texte prévoit également la modernisation d’un éventail de soins similaires à ceux octroyés aux salariés du secteur privé, ainsi que la fixation de l’abonnement sur la base d’un revenu forfaitaire appliqué à la catégorie ou sous-catégorie du bénéficiaire, a relevé le ministre. La mise en place d’une couverture médicale globale pour l’ensemble des citoyens est l’une des priorités du programme gouvernemental et a été l’objet de recommandations des Nations Unies en 2002 et de l’Assemblée mondiale de la santé en 2011. 

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