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États-Unis : le premier TGV, entre Los Angeles et Las Vegas, promis pour 2028

La première ligne de train à grande vitesse aux États-Unis devrait voir le jour en 2028. Elle reliera Las Vegas et Los Angeles. Ce projet-phare fait partie d’une dizaine d’investissements ferroviaires annoncés vendredi par l’administration de Joe Biden. 

Baptisé Brightline West, du nom de la compagnie privée qui sera chargée de la construire et ensuite de faire circuler les trains, la première ligne de train à grande vitesse (TGV) des États-Unis «recevra jusqu’à 3 milliards de dollars», détaille le gouvernement américain dans un communiqué. Ce tout premier TGV américain reliera alors Los Angeles (Californie) à Las Vegas (Nevada) en un peu plus de deux heures, contre le double en voiture. Le président Joe Biden, fidèle usager du train lorsqu’il était sénateur, ce qui lui vaut le surnom d’«Amtrak Joe», du nom de la compagnie ferroviaire publique, était vendredi à Las Vegas (Nevada) pour annoncer officiellement le lancement de cette future ligne, et détailler d’autres projets de modernisation qui bénéficieront d’un financement.

Investissements colossaux
Au total 8,2 milliards de dollars seront alloués à dix projets ferroviaires de voyageurs à travers le pays, a annoncé le secrétaire aux Transports, Pete Buttigieg. Ces investissements s’inscrivent dans le cadre du gigantesque plan d’investissements dans les infrastructures que Joe Biden avait fait adopter en novembre 2021, et qui prévoit 66 milliards de dollars pour le transport ferroviaire de voyageurs. Plusieurs projets ont déjà été annoncés ces derniers mois. Cette dernière tranche porte à 30 milliards de dollars le montant désormais alloué. La place de premier TGV des États-Unis ne devrait donc finalement pas être pour la ligne San Francisco-Los Angeles, un vieux serpent de mer qui a pris un retard considérable, faisant exploser les coûts. Il bénéficiera toutefois de 3 milliards de dollars pour accélérer sa réalisation, a encore annoncé l’administration.

Une cure de jouvence pour l’infrastructure
«Les investissements permettront de réparer l’infrastructure ferroviaire vieillissante», et ainsi de bénéficier à l’économie américaine, mais aussi de «créer des emplois syndiqués bien rémunérés», relève encore l’administration Biden. Et de préciser que ces trains électriques «ôteront des millions de voitures des routes et réduiront les émissions, consolidant ainsi le rail interurbain comme une alternative écologique à l’avion ou à la voiture et permettant à des millions d’Américains de gagner du temps». L’administration a également annoncé vendredi, «34,5 milliards de dollars» d’investissements, toujours dans le cadre du plan Biden, pour développer le transport ferroviaire dans 44 États. 

Sami Nemli avec agences / Les Inspirations ÉCO

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