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SNEP : un titre à conserver, selon MSIN

Selon la note publiée par MSIN, les analystes de la société de bourse recommandent le titre SNEP à la conservation. Les fondamentaux de la filiale d’Ynna Holding étant solides, elle présente donc du potentiel, en dépit des effets de la crise sanitaire.

SNEP est un titre «à conserver» dans les portefeuilles, conseillentw les analystes de la société de bourse MSIN. Selon les éléments de valorisation sur lesquels MSIN s’est basée, la valeur de l’action SNEP ressort à 726 DH. En effet, les analystes tablent, pour la période 2021-2025, sur un taux de croissance annuel moyen de 3,6% du chiffre d’affaires de la SNEP, filiale d’Ynna Holding, et principal producteur marocain des produits vinyliques et des produits d’électrolyse. «Cette croissance s’explique par une hausse des revenus de l’activité électrolyse (+5,1%) et de l’activité vinylique (+2,4%)», explique la société de bourse dans une récente note de recherche consacrée aux perspectives de la SNEP. À noter que le chiffre d’affaires de cette société se répartit entre la vinylique et l’électrolyse avec, respectivement, 61% et 39% des ventes réalisées. Pour son analyse concernant l’activité de la SNEP au titre du premier trimestre 2021, MSIN s’est basée sur l’évolution des deux principaux segments constitutifs du chiffre d’affaires de l’opérateur.


Croissance des ventes vinyliques…
L’activité vinylique est répartie essentiellement sur le polychlorure de vinyle (PVC) et le Compound PVC. Les ventes cumulées de ces deux produits représentent 60,6% du chiffre d’affaires global de la SNEP, et affichent un taux de croissance annuel moyen (TCAM) de 1,7% sur la période 2016-2020, pour s’établir à 555,6 MDH en 2020. Concernant les prévisions pour la période 2021-2025, les analystes de MSIN tablent «sur un taux de croissance moyen de 2,4%». Cette analyse est étayée par les hypothèses retenues, notamment l’augmentation de la capacité de production de PVC de la SNEP qui doit atteindre 90 KT par an, à travers un programme conséquent d’investissement totalisant 281,6 MDH, d’une part, et le lancement du projet de rénovation de l’unité de Compoundage PVC, pour un budget de 60 MDH, d’autre part. À noter, concernant ce dernier point, qu’un montant de 28,8 MDH d’investissement a déjà été engagé à fin 2020, pour une unité dont l’entrée en production est prévue au cours du second semestre 2021. La SNEP prévoit par ailleurs le lancement, fin 2021, des travaux d’ingénierie relatifs à l’extension de la capacité de production annuelle de PVC pour la porter à 120 KT. Les analystes prévoient un redressement des ventes pour 2021 et 2022, en raison de la reprise de l’activité économique, boostée par la campagne de vaccination et l’assouplissement des restrictions sanitaires.

…Et également de l’activité électrolyse
Les ventes de la SNEP en produits issus de l’activité électrolyse, (soude, chlore, hypochlorite, acide chlorhydrique) représentent 38,3% du chiffre d’affaires, s’établissant à 351,5 MDH contre 347,8 MDH une année auparavant, enregistrant ainsi une légère hausse de 1,1%. Les ventes de ces produits ont enregistré un TCAM de 5,1% durant la période 2016-2020. Sur la période 2021-2025, MSIN table sur un TCAM de 5,4%, grâce à l’augmentation prévue de la capacité annuelle de production de 65 KT de soude, à travers un programme d’investissement qui totalise 281,6 MDH, de 2018 à fin 2020, pour une enveloppe budgétaire de 320 MDH, d’une part, et du lancement prévu à la fin de l’année 2021 des travaux d’ingénierie relatifs à l’extension de la capacité de production annuelle de Soude à 100 KT, d’autre part. La position des anaystes est confortée par le retour constaté à la consommation normale des produits d’hygiène et d’entretien, après une forte demande déclenchée par la crise sanitaire.

Le secteur de la chimie-parachimie résiste

Dans un contexte marqué par la crise liée à pandémie, le secteur de la chimie et de l’électrolyse a fait preuve de résilience, tout en confirmant son rôle stratégique dans les chaînes d’approvisionnement des filières liées à l’hygiène et l’agro-alimentaire. Pour l’activité vinylique, elle a été fortement impactée durant la période de confinement national par les arrêts des unités de transformation plastique, et ressort, de ce fait, en baisse de 21,8% en terme de volumes vendus au premier semestre 2020, comparativement à la même période de l’année 2019. Durant le deuxième semestre 2020, cette activité a connu un fort rebond, limitant le recul des volumes vendus à 5% au titre de l’ensemble de l’année. Les produits d’électrolyse ont, par ailleurs, conservé leur dynamisme en 2020, en tirant profit de la crise sanitaire. L’activité a ainsi enregistré une hausse de 11,4% par rapport à 2019, du fait principalement à la forte consommation, sur le plan national, de l’eau de javel et du chlore induite par les mesures sanitaires adoptées pour limiter la propagation du virus.

Sanae Raqui / Les Inspirations Éco

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