Opinions

Une année, des défis

Très attendue, la session parlementaire débutera le 9 octobre prochain. Deux semaines nous séparent donc de ce fatidique deuxième vendredi du mois d’octobre et, d’ici là, les partis politiques ont largement le temps de s’échauffer après de longs mois de piétinement. Il n’en est pas ainsi de toutes les formations, certes, mais force est de constater que pour plusieurs d’entre elles, les vacances ont été plus longues cette année.

Après le 9 octobre, c’est une phase bien chargée qui attend nos parlementaires, et pas seulement pour ce qui est de la production législative ou encore des classiques jeux de force au sujet du projet de loi de Finances. À bien des égards, l’exercice qui se profile à l’horizon demande une abnégation et une efficacité sans failles. Au-delà du droit de regard et de critique sur l’action gouvernementale, ainsi que la contribution effective à l’enrichissement de l’arsenal législatif, les partis devront faire leurs preuves. De manière générale, l’échiquier politique devra mettre son nuancier de côté et toutes les formations auront à faire front commun devant la conjoncture actuelle. D’une part, l’année à venir se veut le dernier tournant avant le prochain scrutin et sera donc dominée par le virulent débat sur la réforme électorale, censée raviver la confiance du citoyen en la politique.

D’autre part, les prochains mois seront surtout ceux de l’impérative et ô combien cruciale relance de l’économie nationale, après les violents soubresauts causés par la crise sanitaire qui n’a d’ailleurs pas fini de faire des dégâts. En ligne avec ces priorités, les politiciens devront sortir du carcan classique de l’exercice parlementaire et se réinventer en cellules de réflexion à part entière. La pro réactivité de l’appareil législatif du pays dépend de la capacité de nos partis politiques à fédérer leurs matières grises. Loin des guéguerres intestines au sein de ces formations, des débats non-constructifs et des buzz inutiles, il faudra venir sous la Coupole avec des diagnostics minutieux, de vraies solutions et de grandes visions. C’est cela l’essence de la politique constructive. 

Meriem Allam / Les Inspirations Éco

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