Opinions

Parkings à Fès: l’anarchie totale

Une entreprise qui disparaît dans la nature et son management qui devient soudainement injoignable… Ce n’est sûrement pas cela qui rassure sur le sérieux ou le professionnalisme d’une organisation. Et quand la structure dont il s’agit se trouve être une société de développement local, la situation frôle l’hérésie.

Ce que nos contacts à Fès nous décrivent traduit clairement une fuite en avant de la société en charge de la gestion des parkings dans la ville : des locaux désertés et des responsables en apnée, en plus d’un gros malaise social puisque les salariés de ladite entreprise battent le pavé pour percevoir leurs salaires. Que deviennent alors tous les engagements pris par la société au titre de son cahier des charges ? Qu’advient-il alors de la tutelle des parkings de la ville, en attendant un quelconque dénouement à cette affaire ? Plus encore, quelles mesures sont prises envers l’entreprise et ses dirigeants en pareilles circonstances ? Il faut dire que le quotidien de la société, depuis son entrée en fonction, n’a pas été un long fleuve tranquille. Entre ripostes, pétitions, boycott, anarchie… la tarification appliquée n’a pas facilité les choses.


Aujourd’hui, la SDL s’évapore et, avec elle, cette bagatelle qu’étaient les 51% de part dans les bénéfices, en plus de la redevance annuelle de 8 MDH sur laquelle comptait la commune de Fès. Car c’est aussi de cela qu’il s’agit : d’impact financier sur les caisses de la ville, de gouvernance, de transparence, de dévouement dans la qualité du service rendu au citoyen. Bref, tout ce que les discours royaux, le principe de la régionalisation et les orientations du Nouveau modèle de développement placent en priorité, mais qui semblent hélas avoir été omis ici.

Meriem Allam / Les Inspirations Éco

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