Maroc

Un rapport parlementaire français encense la coopération de Benkirane

Après six mois de visites et de rencontres avec plusieurs responsables des pays du Maghreb, la mission d’information sur la coopération européenne avec les pays du Maghreb a livré ses premiers résultats. Florilège.

Présidée par l’ancienne ministre de la Justice, garde des sceaux et présidente de la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale française, Élisabeth Guigou, la mission d’information sur la coopération européenne avec les pays du Maghreb a rendu publics ses résultats. 


Pour ce qui est du cas du Maroc, les députés qui ont mené cette mission ont révélé que le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, leur a consacré beaucoup de temps, leur permettant ainsi de mieux comprendre le contexte politique complexe du royaume. «Il nous a fait un numéro de charme et s’est avéré un personnage séduisant intellectuellement», a déclaré un des députés de la commission. 

Concernant les conclusions de ladite commission, le rapport final conclut que le Maroc s’est installé dans un bipartisme composé d’une part par le parti du PAM et du PJD, un parti qui promeut l’image acceptable d’un parti islamiste. 

Le rapport constate de façon ambiguë l’existence d’une disparité entre le nord riche et le sud du pays qui peine à se développer, sans expliciter géographiquement les limites de chaque région. 

Tout en constatant les efforts consentis par le royaume pour faire reculer la pauvreté et l’analphabétisme, le rapport de la commission parlementaire française relève néanmoins que le chômage des jeunes diplômés mal formés et les disparités sociales demeurent les principales entraves au développement du pays. 

Paradoxalement, le rapport fait preuve de légèreté en évoquant la radicalisation profonde des sociétés du Maghreb qui seraient sous l’emprise de l’islam radical. Pire, les députés en donnent pour preuve «l’absence des femmes sur les terrasses des cafés » !

Enfin, la présidente de cette mission d’information, Elizabeth Guigou, a plaidé pour le renforcement des relations avec les pays du Maghreb, notamment, le Maroc devenu le principal pont entre l’Europe et l’Afrique ainsi que le renforcement de la mission culturelle française dont les subventions ont fondu comme neige au soleil ces dernières années, malgré le soutien du président François Hollande.

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