Maroc

Technopole Foum Loued : Les études d’ingénierie de la première phase bouclées

Les premiers projets exécutés dans le cadre des travaux d’aménagement de la technopole de Foum Loued porteront sur la composante enseignement et recherche. Ils devraient être livrés  avant fin 2018.


Présence remarquée pour le Groupe OCP dans le cadre de la 15e édition du Cityscape Global de Dubaï, tenue du 6 au 8 septembre. Le leader mondial des phosphates y est venu chercher des partenaires pour ses projets de villes durables à Benguérir, Mazagan et Foum Loued. C’est un agenda chargé qui attendait les responsables de la fondation Phosboucrâa, de la Société d’aménagement et de développement du Mazagan et de JESA (joint-venture entre le Groupe OCP et Jacobs Engineering) dans le cadre de cette grand-messe de l’immobilier, réunissant plus de 300 exposants parmi les grands investisseurs mondiaux dans le domaine. L’objectif est notamment de viser les pays du Golfe qui ont montré leur intérêt pour les projets du groupe et pour le développement des provinces du sud. «Notre participation vise à promouvoir et faire connaître nos projets par les pays du Golfe. Nous voulons également attirer des partenaires et investisseurs de la part de ces pays», précise Hajbouha Zoubeir, vice-présidente de la fondation Phosboucrâa.

L’accent est particulièrement mis sur la technopole Foum Loued qui constitue un grand défi pour le groupe. Mettre en place une ville intelligente, durable, verte et innovante dans les provinces du sud, n’est pas une tâche facile. Le Groupe OCP entend toutefois faire de ce projet un exemple en termes de durabilité s’appuyant sur les particularités locales. Inauguré par le souverain en février dernier, la technopole de Foum El Oued se déploiera sur 126 hectares au sud du royaume, à 18 km de la ville de Laâyoune. À en croire la fondation Phosboucrâa, les premiers projets concernant la composante enseignement et recherche devraient être exécutés dès 2018.

Il s’agit notamment de l’Université Mohammed VI polytechnique, du Lycée d’excellence et du Centre de compétences industrielles. Pour la réalisation de ce projet pas moins de 2 MMDH seront injectés par le Groupe OCP. « Nous venons d’ailleurs de boucler toutes les études techniques relatives à la première phase, notamment pour le lycée d’excellence, l’université et le centre de compétences. Nous avons également lancés les études de landscaping, l’hôtellerie, le business center ainsi que les fermes expérimentales », précise Hajbouha Zoubeir. La première phase de l’ensemble du projet devrait être accomplie dès 2022. La technopole de Foum Loued vise une population civile de 12.000 habitants. «Nous voulons atteindre dans un premier temps 6000 bénéficiaires à l’horizon 2030», explique Zoubeir. La technopole devrait mobiliser près d’1,8 million jour/homme en phase de construction et devrait créer 3.000 emplois permanents à l’horizon 2022.

L’Université Mohammed VI polytechnique de Laâyoune constituera d’ailleurs la première université déployée dans les régions du sud. Elle constituera un pôle d’enseignement et de recherche permettant de répondre aux besoins en matière de formations supérieures et de recherche académique dans la région. Cette université sera d’ailleurs orientée vers la recherche, l’innovation et la formation dans les domaines des sciences et techniques relatifs aux zones arides et sahariennes. La technopole agira également en tant que pôle de développement des compétences et de soutien à la création d’entreprises locales et régionales.  


Hajbouha Zoubeir
Vice-présidente de la fondation Phosboucrâa

Nous insistons particulièrement dans le cadre du projet de la technopole Foum Loued sur la question de la durabilité. Celle-ci se justifie d’abord par le positionnement géographique du projet  qui nécessite une prise en charge particulière. Ainsi, un tiers de la technopole est composé de dunes naturelles et d’une lagune qui représente un atout considérable pour le projet. Ceci lui permet de s’ouvrir à nouveau sur l’océan et nous incite à le réhabiliter en tant qu’écosystème et station pour la migration des oiseaux. Ce projet est également durable de par les efforts consentis afin de contrer les effets néfastes du changement climatique. Nous avons dans ce sens entamé le projet de stabilisation du littoral par la mise en place des infrastructures environnementales permettant d’endiguer le phénomène. La durabilité du projet passe aussi par les chantiers d’agriculture durable. Nous disposons déjà d’une ferme expérimentale qui utilise les dernières technologies en termes d’irrigation en profitant notamment de l’eau de mer dessalée, une technique innovante qui respecte l’environnement. La durabilité s’inscrit, enfin, dans le cadre des projets de construction des bâtiments. Ceux-ci sont construits de manière à respecter l’aspect durable, que ce soit au niveau de la conception architecturale, de la production des déchets, d’installation de dunes stabilisantes visant à protéger du vent et des sables. 


Pôle urbain de Mazagan : Les travaux d’aménagement lancés fin octobre
La Société d’aménagement et de développement de Mazagan (SAEDM) procédera bientôt au lancement de la première phase des travaux d’aménagement du projet du pôle urbain de Mazagan. «Une première phase portera sur 200 hectares prioritaires et sera déployée avant fin octobre», nous confie Karim Laghmich, directeur général de la SAEDM. Ladite société a bouclé l’ensemble des études d’ingénierie, géotechniques et d’impact sur l’environnement. La livraison de cette première phase devrait se faire pour fin 2018 début 2019. Un budget de 600 MDH devrait être alloué à la phase I du projet qui vise les deux centralités du projet, à savoir la réalisation de zones de recherche et d’innovation et des infrastructures académiques ainsi que des travaux de réalisation de l’espace central axé sur l’animation, autour d’un centre commercial.

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