Maroc

Fès-Meknès : une zone d’accélération industrielle pour booster l’économie

La dernière version de l’étude de positionnement et de placement pour la création d’une Zone d’accélération industrielle (ZAI) à Ain Cheggag vient d’être dévoilée. Elle prévoit la mise en valeur de huit secteurs représentant un potentiel majeur pour la région, avec un équivalent de 32 milliards DH de chiffres d’affaires et 62.000 emplois à l’horizon 2030.

Les études pour le lancement de la création d’une Zone d’accélération industrielle (ZAI) à Ain Cheggag sont sur les rails. Lors d’une rencontre organisée dernièrement dans la province de Sefrou, MedZ a présenté la dernière version de l’étude de positionnement et de placement pour la création de cette zone sur un terrain de 500 hectares. Lors de cette présentation, les responsables de l’agence chargée de l’étude ont fait remarquer que le potentiel industriel de Fès-Meknès demeure encore peu exploité, notant que la région est appelée à définir une vraie proposition des filières à fort avantage comparatif et d’attirer des locomotives susceptibles de développer un écosystème autour des filières. Avec l’existence de huit secteurs représentant un potentiel majeur pour la région avec un équivalent de 32 milliards DH de chiffres d’affaires et 62.000 emplois à l’horizon 2030, l’étude a mis en place une matrice de priorisation des filières considérées à fort potentiel pour la région et pour la ZAI. Elle envisage la mise en place de trois plateformes dessinant la nouvelle ZAI. Il s’agit d’une plateforme Agro/Produits du terroir, une plateforme Green Textile District et une plateforme Tech et Mobility.

Le projet de la ZIA de la Région Fès-Meknès envisage l’aménagement d’une première tranche de 60 hectares, puis une deuxième de 122 ha, et une troisième de 100 ha d’ici 2030. Dans ce cadre, trois secteurs historiques présentent un potentiel intéressant pour la ZAI, capitalisant sur les atouts de la région. Il s’agit des secteurs de l’agro-industrie, des plantes aromatiques et médicinales (PAM) et du textile. Une fois exploités, ces trois secteurs vont permettre de générer un CA de 9,75 MMDH et la création de plus de 30.000 postes d’emplois. Cinq autres secteurs, à potentiel majeur pour la ZAI, sont conditionnés par un appui à la compétitivité logistique et l’attrait de locomotives dans certains secteurs: automobile, ferroviaire, électrique et électronique, ingénierie et autres engins. L’étude relève également que 7 secteurs présentent une opportunité limitée pour la ZAI, en raison d’un faible potentiel à l’export (matériaux de construction et biomasse), ou de la non-adéquation avec les ressources locales (chimie, plasturgie, pharmacie et aéronautique).

Cette étude, réalisée pour le compte du conseil régional, recommande également de mettre en place des incitations financières et fiscales par l’État et la région, de mettre à niveau les infrastructures et de déployer un effort commercial et de marketing soutenu. Les responsables du cabinet d’étude ont souligné l’importance de la ZAI d’Ain Cheggag, qui représente un enjeu crucial pour le développement d’une industrie exportatrice au niveau de la région. Il faut rappeler qu’une convention, portant sur l’aménagement, le développement, la promotion, la commercialisation et la gestion de la Zone d’accélération industrielle (ZAI) Fès-Meknès, a été conclue entre le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, le ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, le ministère de l’Intérieur, le ministère de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration, la wilaya de la Région Fès-Meknès, le Conseil régional de Fès-Meknès et la société MedZ.

Mehdi Idrissi / Les Inspirations Éco

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