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Covid-19 : l’OMS surveille plusieurs lignées descendantes d’Omicron

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a indiqué jeudi qu’elle continue de surveiller plusieurs lignées descendantes du variant Omicron de Covid-19, dont deux nouvelles sous-lignées présentant « des mutations supplémentaires » associées à des « caractéristiques d’échappement immunitaire » potentielles.

Il s’agit notamment des BA.1, BA.2, BA.3 ainsi que BA.4 et BA.5, précise l’OMS dans son nouveau bulletin épidémiologique.

Cette surveillance inclut également les formes recombinantes circulantes. C’est notamment le cas de XD, également appelé Deltacron (hybride de Delta et Omicron), et XE, hybride de BA.1 et BA.2, « 10% plus contagieux que BA.2 ».

Cette alerte de l’Agence sanitaire mondiale de l’ONU intervient alors que de nombreux pays ont levé la plupart des mesures de santé publique malgré « les taux élevés actuels de transmission du SRAS-CoV-2 ». Une levée des restrictions qui ne suit pas « une approche d’assouplissement par couches ou par étapes », regrette l’OMS.

« Cela peut conduire à l’érosion de la confiance du public et les mesures de santé de prévention peuvent ne pas être facilement remises en œuvre si le besoin s’en fait sentir, par exemple suite à l’émergence d’un nouveau variant », a insisté l’agence basée à Genève.

D’après l’OMS, « de nouvelles sous-lignées du variant Omicron » ont été détectée au Botswana et en Afrique du Sud.

Les sous-lignées identifiées sont les variantes BA.4 et BA.5. Les experts de l’OMS collaborent avec les scientifiques et les chercheurs des deux pays pour approfondir l’analyse des sous-lignées qui ont été identifiées jusqu’à présent chez quatre personnes au Botswana et 23 en Afrique du Sud.

En dehors de l’Afrique australe, ces BA.4 et BA.5 ont été confirmés en Belgique, au Danemark, en Allemagne et au Royaume-Uni. Actuellement, aucune différence épidémiologique significative n’est observée entre les nouvelles sous-lignées et les sous-lignées connues du variant Omicron, qui comprennent les sous-lignées BA.1, BA.2 et BA.3.

Toutefois, l’OMS Afrique estime qu’il n’y a pas lieu « de s’alarmer de l’émergence des nouveaux sous-variants ». « Nous n’observons pas encore de pic majeur de cas, d’hospitalisations ou de décès », a déclaré dans un communiqué, Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Plus largement, le variant Omicron, hautement transmissible, a rapidement remplacé tous les autres variants en circulation dans presque tous les pays dans lesquels il a été signalé, fait observer l’OMS, notant que le variant Omicron est devenu dominant à l’échelle mondiale.

Dans l’évaluation rapide des risques la plus récente de l’OMS, qui s’est achevée le 6 avril, « il a été estimé que le risque pour la santé publique mondiale restait très élevé en raison des risques permanents pour la santé humaine, du risque de propagation et du risque d’insuffisance des capacités de contrôle ».

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