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Zoom sur ce centre de recherche marocain qui a participé la semaine dernière au FUTUR.E.S in Africa. MASciR mène plusieurs projets dits innovants en collaboration avec des acteurs privés et publics. L’agriculture, les énergies renouvelables et la santé sont ses principaux secteurs d’activité.


Aux côtés des startups qui ont présenté leurs projets pour décrocher un des prix au FUTUR.E.S in Africa, ayant tenu ses travaux les 1er et 2 mars à Casablanca, un centre de recherche marocain est entré en lice avec plusieurs projets. MASciR (Moroccan Foundation for Advanced Science, Innovation & Research) est, depuis une dizaine d’années, une institution à but non-lucratif qui a pour mission principale la recherche scientifique et le développement technologique. Son offre ciblant les industriels consiste à se positionner en tant qu’alternative aux départements R&D, capable «d’innover en minimisant le risque lié à l’investissement des partenaires dans la R&D. Les modes de partenariat de MASciR permettant de développer un partenariat gagnant-gagnant». Pas moins de 100 chercheurs et ingénieurs marocains composent l’équipe de MASciR. Ils travaillent tous dans les trois pôles de «Biotechnologie», «Micro-électronique» et «Matériaux». Ce que les ingénieurs mettent en avant est plutôt les trois modes de collaboration que le centre propose à ses futurs partenaires. Instituts, universités ou opérateurs industriels peuvent en effet choisir entre les «projets clients», «le co-développement» ou «les prestations». Jusqu’à présent, plusieurs entreprises, publiques et privées, ont choisi de s’allier au centre de recherche. Sur les brochures de ce dernier, des logos comme ceux de l’OCP, Lesieur Cristal, Dari ou le ministère de l’Industrie, pour ne citer que ceux-là sont affichés.

Secteurs d’activités
Les quelques projets présentés par les ingénieurs de MASciR, comme «la plateforme didactique d’inspection visuelle» et «le système de collecte de données de trafic» mis en place en collaboration avec Autoroutes du Maroc, donnent une idée sur l’ensemble de ses secteurs d’activité. Dans le secteur de l’Agriculture et l’agroalimentaire, ce qui attire d’emblée l’attention, ce sont les segments innovants que les chercheurs investissent. En effet, les trois segments des produits à base de micro-algues, la smart agriculture et les prestations d’analyse liées au segment halal, représentent ce qui se fait au sommet de l’état de l’art de ces disciplines. Ce qui est encore plus innovant sont les concepts derrière les projets menés au sein du centre. Cela est également le cas en ce qui concerne le deuxième secteur d’activité : les énergies renouvelables. Dans ce dernier, les chercheurs travaillent sur des projets liés à l’efficacité énergétique, au packaging, au stockage de la chaleur dans les stations CSP et à la durabilité des matériaux. Dans le domaine de la santé, ce sont plutôt les kits de diagnostic low-cost, les dispositifs médicaux et les médicaments bio-similaires sur lesquels se penchent les équipes de recherche. Les deux derniers secteurs d’activité sont le transport et les mines. Concernant le premier, MASciR développe des solutions de carburants alternatifs de troisième génération à partir des micro-algues. Un créneau qui comprend également des projets de recueil des données de trafic routier ou de traitement du signal et des images, mise à disposition des programmes nationaux de smart city. S’agissant, enfin, du secteur des mines, MASciR développe plusieurs projets dans le cadre de la valorisation des phosphates et de l’amélioration des procédés qui entrent dans son traitement. L’argile, utilisée dans l’industrie du plastique, et l’industrie 4.0, notamment le développement de capteurs et l’inspection visuelle, bouclent ce portefeuille de segments novateurs, le moins que l’on puisse dire.

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