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Tomates : Haro sur la Tuta Absoluta

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Après le retour de la mineuse de la tomate, un guide de lutte intégrée et de gestion de la résistance a été réalisé en plus d’un plan de gestion phytosanitaire pour l’exportation.


Aucun fruit infesté par Tuta Absoluta n’est toléré à l’export. Jusqu’à présent, cet objectif semble avoir été atteint par les producteurs-exportateurs de tomates pour les produits finis destinés aux principaux marchés de l’export. Cette année, après le retour de ce ravageur au niveau du périmètre agricole Souss-Massa et sa détection à l’export à Saint-Pétersbourg en Russie, les professionnels se sont mobilisés pour lutter contre cette mineuse de la tomate afin de protéger le label Maroc.

Après l’alerte lancée en mars dernier aux producteurs-exportateurs à l’issue de la journée de réflexion et de sensibilisation organisée en février au complexe horticole d’Agadir, l’Établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE) vient de diffuser une note technique sur les mesures préventives contre la Tuta Absoluta au niveau des stations de conditionnement de la tomate qui ont retourné carrément des lots destinés à l’export. Un guide de lutte intégrée et de gestion de la résistance a été également élaboré par un groupe de travail pour lutter contre cet insecte doté d’un grand pouvoir de dissémination.

Parallèlement, un plan de gestion phytosanitaire contre cette mineuse a été réalisé et présenté lors d’une journée d’information initiée en fin de semaine dernière à Agadir. Il exige l’approvisionnement de plants maraîchers sains auprès des pépinières contrôlées par les services de la protection des végétaux avec l’exigence d’un laisser-passer pour chaque livraison et sans aucun stade de développement de la Tuta Absoluta. Les méthodes de lutte sont basées sur un contrôle biologique et un contrôle chimique.

Le premier consiste à lâcher le prédateur Nesidiocoris Tenuis pour lutter contre cet insecte. Le deuxième est basé sur un contrôle chimique avec l’utilisation d’applications différentes. S’agissant des stations de conditionnement, un triage préliminaire au niveau des fermes a été exigé avec la mise en place d’un agréage systématique à la réception en plus du renforcement du personnel et l’élimination des écarts de triage infestés. D’autres mesures collectives sont indispensables. Il s’agit de la destruction des restes de cultures y compris les parcelles mal entretenues qui sont d’importants foyers favorisant la multiplication du ravageur. Pour cette raison, il est fondamental d’éliminer ses foyers. Les professionnels comptent procéder à la collecte de ceux-ci dans le cadre d’une gestion collective des déchets végétaux selon un protocole approprié. 

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