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Réforme de l’école publique : Benmoussa présente sa copie au Conseil de gouvernement

Englobant 12 engagements, la réussite de cette feuille de route étalée sur la période 2022-2026 est conditionnée par trois facteurs, notamment la gouvernance basée sur l’obligation de résultat, la charte déterminant les engagements et les obligations de l’ensemble des intervenants ainsi que la mobilisation du financement pour soutenir la longévité de la réforme de l’enseignement. 

Comme attendu, Chakib Benmoussa, ministre de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, a présenté son exposé sur la mise en œuvre du chantier de la réforme de l’école publique, conformément à l’ordre du jour du Conseil de gouvernement, tenu, jeudi dernier, à Rabat. La feuille de route étalée sur la période 2022-2026 est articulée autour de trois axes stratégiques. Il s’agit, en l’occurrence, de l’élève, de l’enseignant et de l’établissement scolaire.

Dans le détail, cette feuille de route englobe 12 engagements, dont cinq en faveur de l’élève. Ils portent sur l’enseignement primaire, les livres et les programmes, le suivi et l’accompagnement des étudiants ainsi que l’orientation et l’accompagnement social. Le reste des engagements porte sur l’enseignant avec le développement de la formation initiale et continue, l’amélioration des conditions d’exercice de la profession et l’adoption d’un nouveau statut des enseignants. A cela s’ajoutent quatre engagements qui concernent l’établissement d’enseignement. Ils portent sur l’amélioration des conditions d’accueil des élèves et le management des établissements. Il est question aussi de promouvoir les activités parallèles et sportives.

Pour atteindre ces objectifs et engagements, trois facteurs conditionnent la réussite de cette réforme, notamment la gouvernance basée sur l’obligation de résultat et visant la qualité. Il s’agit aussi d’adopter une charte déterminant les engagements et les obligations de l’ensemble des intervenants tout en assurant le financement nécessaire pour soutenir la longévité de la réforme de l’enseignement.

Trois objectifs stratégiques d’ici 2026
Au cours de son intervention, Chakib Benmoussa a souligné que la feuille de route vise à atteindre trois objectifs stratégiques d’ici 2026, qui se traduisent par l’amélioration de l’acquisition des compétences en doublant le pourcentage d’élèves maîtrisant les principaux requis au niveau de l’enseignement primaire.

Il s’agit aussi de la consolidation de l’ouverture et des valeurs de citoyenneté tout en doublant le pourcentage d’élèves bénéficiant d’activités scolaires parallèles et sportives. Il s’agit de la réduction d’un tiers de la déperdition scolaire d’ici 5 ans. Aujourd’hui, 300.000 enfants quittent les bancs de l’école sans qu’ils parviennent à continuer leurs études. A cela s’ajoute la nécessité de permettre aux enfants d’avoir les principales compétences, puisque les deux tiers des élèves ne parviennent pas à acquérir ces prérequis à la fin du cycle primaire.

Dans ce sens, le but est d’atteindre les deux tiers d’ici 2026. Il s’agit aussi de donner de l’importance aux soft skiles des élèves et de la généralisation du préscolaire. Jusqu’à présent, plus de 100.000 acteurs de l’enseignement ont participé aux concertations nationales sur la réforme de l’école publique en plus de la tenue de 6.000 ateliers sur le plan local.

Chakib Benmoussa a expliqué que la réforme se base sur plusieurs référentiels, notamment la vision stratégique 2015-2030, les orientations de la loi-cadre n° 51.17 relative au système d’éducation, de la formation et de la recherche scientifique ainsi que les orientations du Nouveau modèle de développement (NMD) et le programme gouvernemental.

Validation de quatre projets de décret
Par ailleurs, le Conseil a examiné quatre projets de décret dont le premier concerne l’application de la loi portant Code de la couverture médicale de base à travers l’adoption du projet de décret n° 2.2.22.255 relatif à l’application des dispositions de la loi n° 65.00 portant code de la couverture médicale de base, qui a été présenté par Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des finances. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions des articles 50 et 55 de la loi n° 65.00 telle qu’elle a été modifiée et complétée, notamment l’article 139 de la loi n° 64.12 portant création de l’ACAPS.

Le Conseil de gouvernement a également validé le décret fixant les conditions et les modalités de nomination des représentants de l’État dans les organes délibérants des établissements et entreprises publics, ainsi que les montants et les modalités déterminant les indemnités qui leur sont accordées. Le troisième projet de décret fixe les conditions et les modalités de nomination des membres indépendants dans les organes délibérants des établissements et entreprises publics, ainsi que les montants et les modalités déterminant les indemnités qui leur sont accordées. Le Conseil a achevé ses travaux par l’examen de propositions de nomination à de hautes fonctions, conformément aux dispositions de l’article 92 de la Constitution.

Les nominations validées
Au niveau du ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, département des Marocains résidant à l’étranger, Moulay Ismail Lamghari Moubarrad a été nommé secrétaire général. En ce qui concerne le ministère du Transport et de la logistique, département de la Logistique, Khalid Cherkaoui a été désigné secrétaire général, tandis qu’au niveau du ministère de l’Education nationale, du préscolaire et des sports, département de l’Education nationale, Fouad Chafiki a été nommé inspecteur général chargé des affaires éducatives.

Pour ce qui est du ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Mahjoub Lahrach et Aziz Bellouti ont été désignés respectivement directeur de l’Office régional de mise en valeur agricole du Gharb (ORMVAG) et directeur de l’Office régional de mise en valeur agricole du Loukkos (ORMVAL). Le Conseil a également approuvé, au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, la nomination de Mustapha Diani, doyen de la Faculté des sciences techniques de Tanger, et de Kamal Reklaoui, directeur de l’Ecole nationale des sciences appliquées de Tétouan.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO

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