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Marché allemand : Le Maroc peut mieux faire

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En 2017,  le royaume a attiré plus de 331.185 touristes en 2017. De ce fait, le Maroc est le pays qui reçoit le moins de touristes allemands dans le bassin méditerranéen. Aujourd’hui, le Maroc veut améliorer ses performances sur le marché allemand en particulier grâce au partenariat scellé entre Atlas Hospitality et le voyagiste allemand FTI.


L’ITB, salon professionnel du tourisme, qui se tient  à Berlin du 7 au 11 mars  bénéficie d’une conjoncture euphorique. De fait, les flux allemands connaîtront un nouveau record lors de cette saison 2018 avec des réservations en hausse à deux chiffres. Concernant le Maroc, qui essaie d’améliorer ses performances sur le marché allemand en particulier grâce au partenariat scellé entre Atlas Hospitality et le voyagiste allemand FTI, le royaume a attiré 331.185 touristes en 2017 contre 260.225 en 2016. Toutefois, le Maroc demeure le pays qui reçoit le moins de touristes allemands selon les professionnels du tourisme dans le bassin méditerranéen. Par exemple, la Turquie reçoit plus de 2 millions et l’Égypte près d’1 million d’Allemands chaque année, surtout après les récentes conjonctures. «C’est vrai que le business sur l’Allemagne devient difficile avec le réveil de l’Égypte, ce qui réduit un peu le développement au Maroc. Toutefois, le partenariat entre Atlas Hospitality et FTI s’inscrit dans une logique de développement sur les trois prochaines années», explique Salah-Eddine Benhammane, directeur général région sud de la chaîne Atlas Hospitality. Et aujourd’hui l’objectif est d’arriver à 500.000 clients grâce à ce partenariat au niveau d’Agadir, qui a reçu 123.416 Allemands en 2017 en plus de Marrakech avec d’autres destinations. «Lors du démarrage de FTI à Agadir, ce TO faisait 9 charters sur cette destination alors qu’il fait actuellement 4 charters sur Marrakech avec 45 à 50% de la clientèle qui part en circuit dans toutes les villes impériales au Maroc», ajoute Salah-Eddine Benhammane.

De ce fait pour générer une rentabilité pour les TO et les compagnies ainsi que les autres composantes de la chaîne touristique, le Maroc doit mobiliser la capacité hôtelière nécessaire. «Il faut qu’il y ait de la capacité additionnelle dans les autres villes, mais aussi à Agadir qui attend l’ouverture de la station de Taghazout alors que le problème ne se pose pas à Marrakech», indique Salah-Eddine Benhammane. Toutefois, l’introduction de FTI, considérée comme la locomotive pour les autres TO n’est pas la seule à pouvoir drainer le marché allemand. D’autres grossistes sont appelés à investir au Maroc. «Aujourd’hui, le groupe FTI fait de gros efforts sur Agadir en particulier et au Maroc en général. En tant que partenaire de la TUI, nous avons des projets d’hôtels à Taghazout, mais ce groupe doit davantage investir et faire les efforts nécessaires pour avoir le statut qu’il avait auparavant», insiste Guy Marrache, PDG du groupe Tikida Hotels. Aujourd’hui, la TUI a acheté 50 avions et elle est obligée de trouver des marchés selon le président du CRT d’Agadir pour remplir ses avions. Parallèlement à la question de la capacité d’hébergement, «il ne faut pas oublier que des pays comme la Tunisie, l’Égypte, la Bulgarie et la Turquie offrent moins de 50% sur leurs packages tandis que la faiblesse des fréquences aériennes rend le siège d’avion plus cher au Maroc», indique Rachid Dahmaz, directeur général de l’agence MTC Globe.

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