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Fès : l’Agence urbaine doit multiplier ses ressources financières

Le conseil d’administration de l’Agence urbaine de Fès a approuvé récemment son budget prévisionnel pour l’année en cours. D’une enveloppe globale de 58,7 MDH, ce budget est principalement absorbé par les charges d’exploitation et les salaires. Actuellement, les recettes de l’agence couvrent moins de 11% du budget annuel,  soit 6,6 MDH, d’où la nécessité  de penser à des mesures susceptibles de ramener l’équilibre aux états financiers. 

L’Agence urbaine de Fès a étudié, entre 2019 et 2021, plus de 13.573 dossiers d’autorisation de construction, dont 87% ont reçu un avis favorable. Ces derniers se répartissent entre 7.697 dossiers à Fès, 2.254 à Sefrou, 1.850 à Boulemane et 1.709 à Moulay Yacoub. 9.667 de ces projets sont situés en milieu urbain contre 9.633 dans le rural. C’est ce qui ressort du 17e conseil d’administration de l’agence lors de la présentation de son bilan d’activité, relatif à la gestion urbaine, pour la période 2019-2021.


Au cours de cette période, l’agence a réalisé 40 documents d’élargissement de la couverture urbanistique, dont 14 sont approuvés et publiés au Bulletin officiel, 15 en cours d’étude et 11 au comité technique et d’inspection publique. Pour les études d’aménagement des groupes d’habitation, l’agence a procédé au suivi de 69 études, dont 56 ont été approuvées.

43 de ses études concernent le monde rural, soit 62% du total des études réalisées. L’agence a également procédé au suivi de 13 études prospectives dans le cadre de l’accompagnement spatial, dont 5 ont été approuvées. Elles concernent l’aménagement des villes et des centres ruraux (Ribat El Khayr, Guigo, Hamria et Boukrine), les chartes d’aménagement de l’ancienne médina de Fès et du centre de Fès, ainsi que la conception des espaces verts.

Dans le cadre des travaux de la Commission régionale d’investissement, l’agence a étudié 46 projets en 2019, dont 22 dans le secteur des services, 16 dans le tourisme, trois dans le sport et trois autres dans le secteur de la santé. Entre 2020 et 2021, l’agence a réalisé 309 études de projet, dont 37% concernant les activités et 26% sont des études d’impact sur l’environnement.

En matière de contrôle et sensibilisation, l’Agence a contrôlé 2.756 chantiers de construction et a réalisé plus de 1.449 visites de terrain. Le nombre des infractions enregistrées entre 2020 et 2021 a atteint 2.092. Durant la même période, l’agence a réalisé la couverture aérienne de 25 villes et centres ruraux sur une superficie de 20.000 ha, et de 41 groupes d’habitation dans le monde rural (2.800 ha).

Des conventions d’investissement signées
Lors de cette rencontre, le conseil a approuvé le budget prévisionnel pour l’année 2022 de l’agence. D’une enveloppe globale de 58,7MDH, ce budget est principalement absorbé par les charges d’exploitation (49,3 MDH) et des salaires (35,6 MDH). «Actuellement, les recettes de l’agence couvrent moins de 11% du budget annuel, d’où la nécessité de penser à des mesures susceptibles de ramener l’équilibre aux états financiers», précise le directeur de l’Agence urbaine, Hassan Hada.

En 2022, le budget de l’agence sera constitué à hauteur de 40 MDH par les aides de l’État et du ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville. Ses ressources propres ne dépassent pas 6,6 MDH. Notons qu’en 2021, l’agence s’est dotée d’un budget de 53 MDH, dont 29 MDH sont assurés par le ministère de tutelle, 12,6 MDH représentant le solde de sa trésorerie et 3,3 MDH ses ressources propres.

Rappelons que dans le cadre de la mise en œuvre des projets du contrat-programme entre l’État et la région, notamment le Programme de mise à niveau des centres urbains et ruraux émergents, la Région Fès-Meknès a signé récemment neuf conventions de partenariat d’un coût total d’investissement de 520 MDH.

Parmi elles, celles impliquant la région de Fès-Meknès concernent à la fois la mise en œuvre du contrat-programme et des projets complétant ce contrat. Dotées d’un montant global de 375,8 millions de DH, dont 175,5 MDH assurés par la Région, ces conventions permettront l’inclusion et la convergence entre les choix et orientations du ministère et les besoins de développement au niveau régional, ainsi que la complémentarité entre les politiques publiques et territoriales.

Mehdi Idrissi / Les Inspirations ÉCO


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