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COP22 : Des décisions urgentes

Salaheddine Mezouar : «Le soleil n’ignore pas un village parce qu’il est petit». (DR)

La 22e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) s’est officiellement ouverte, ce lundi 7 novembre à Marrakech. Ségolène Royal a passé le témoin de la présidence de la COP à Salaheddine Mezouar, qui a plaidé pour des décisions urgentes en faveur du climat.

«Le soleil n’ignore pas un village parce qu’il est petit». Salaheddine Mezouar a rappelé ce proverbe africain dans son discours d’ouverture pour signifier la responsabilité collective qu’est celle des négociateurs venus de 193 pays pour la COP22. Mezouar d’appuyer son propos : «La tenue de la COP22 en terre africaine traduit l’engagement de tout un continent à contribuer à l’effort mondial pour le climat, mais aussi pour réduire sa vulnérabilité».


À dessein, le président de la COP22 a appelé à capitaliser sur «l’entrée en vigueur rapide de l’Accord de Paris» qui est inédite, pour «prendre des décisions pour concrétiser sa mise en œuvre via les mécanismes d’appui au renforcement des capacités, entre autres. «Ne nous trompons pas d’enjeux. Ce n’est pas uniquement le changement climatique, c’est un changement civilisationnel».

Justice climatique

Avant de remettre le témoin de la présidence de la COP à Salaheddine Mezouar, Ségolène Royal, en sa qualité de présidente de la COP21, s’est dite fière de l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris. Elle a appelé les participants à la conférence à «avoir le sens de l’urgence climatique, le souci de l’efficacité énergétique et surtout la justice climatique». Ségolène Royal n’a pas manqué de rappeler, dans ce sens, la responsabilité des pays développés. «Les pays les plus riches vivent comme s’il y avait trois planètes, alors que les pays les plus pauvres vivent comme s’il n’y en avait plus. J’appelle à une justice climatique, surtout pour les pays africains», a-t-elle dit.

Pour appuyer son propos, Royal a rappelé que «sur les 50 pays meurtris par le réchauffement climatique, 36 sont en Afrique où 700 millions d’habitants sont privés d’électricité».

Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCUNCC), a abondé dans le même sens. «Nous avons entamé un nouvel exercice après deux siècles de développement basé sur le carbone. Travaillons de concert sur la voie durable et rapidement sur tous les points. Les ressources financières sont disponibles mais pas encore suffisantes. Les contributions nationales doivent être intégrées. Il reste un long chemin à parcourir», a-t-elle affirmé.

Un rapport du GIEC en 2018

Pour offrir une base de travail solide aux décideurs, le président du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) a appelé les délégués et gouvernements à proposer des experts et scientifiques, afin de constituer une équipe pour un rapport à publier en 2018. Objectif : soumettre une évaluation pour permettre de maintenir le réchauffement de la planète à 1,5°C.

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