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Cap Excellence : neuf conventions pour booster le projet

Neuf conventions relatives à l’implémentation du projet Cap Excellence ont été signées à Rabat. Elles visent la mise à niveau des offres de formation dédiées aux secteurs de l’automobile, l’aéronautique, l’offshoring et le textile, ainsi que l’équipement de quatre Cités des métiers et des compétences (CMC), par des mini-chaînes industrielles pédagogiques.

Cap Excellence entend concrétiser, à travers la signature de neuf conventions, la mise à niveau des offres de formation dédiées aux secteurs de l’automobile, l’aéronautique, l’offshoring et le textile, ainsi que l’équipement de quatre Cités des métiers et des compétences (CMC) par des mini-chaînes industrielles pédagogiques. Pour rappel, Cap Excellence s’inscrit dans la feuille de route relative au développement de la formation professionnelle, présentée devant SM le roi Mohammed VI, le 4 avril 2019, dans le cadre de la concrétisation du Plan d’accélération industrielle, faisant des ressources humaines et des compétences un atout pour l’attractivité de l’investissement et le renforcement de la compétitivité des entreprises.


Dans le détail, les neuf conventions ont été signées entre Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, Saaid Amzazi, ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Loubna Tricha, directrice générale de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), d’une part, et les représentants des associations professionnelles, d’autre part. Parmi lesdits représentants, on peut citer le président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS), Karim Cheikh, le président de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce automobile (AMICA), Abdelmoumen Hakim, la directrice de l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement, Fatima Zahra Alaoui, et le vice-président de la Fédération marocaine de l’externalisation des services (FMES), Redouane Mabchour.

À cette occasion, Moulay Hafid Elalamy a affirmé que «c’est à sa main-d’œuvre qualifiée que le Maroc doit, en grande partie, sa renommée en tant que plateforme industrielle parmi les plus compétitives au monde. Et grâce à la Haute Sollicitude Royale, les Cités des métiers et des compétences, qui seront déployées dans l’ensemble des régions, permettront aux ressources humaines marocaines de se mettre au diapason de l’évolution industrielle et à la pointe de l’innovation que connaissent les secteurs les plus techniques». Et de rappeler l’importance accordée par le Nouveau modèle de développement du Maroc à la formation en tant que choix stratégique, en mettant l’accent, notamment, sur la gouvernance, la qualité et la diversification d’offres adaptées aux besoins du marché de l’emploi.

Une gouvernance public-privé
Dans ce cadre, un modèle de gouvernance public-privé sera mis en place sous forme d’une SA, dont le capital sera détenu à 51% par l’association professionnelle concernée, et 49% par l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), avec un conseil d’administration présidé par un professionnel, relevant du secteur concerné. Le but étant d’assurer une gouvernance privée pour la modernisation des équipements pédagogiques et l’adaptation des cartes de formation aux besoins en compétences dans cinq établissements de formation sectoriels de l’OFPPT dédiés respectivement à l’automobile à Kénitra, l’aéronautique à Nouaceur, l’offshoring à Casablanca et au textile à Casablanca et à Tanger.

«Ces SA se donnent trois ans pour atteindre un taux d’insertion se situant entre 70% et 90% des lauréats, au bout de six mois, un taux de satisfaction d’au moins 80% des entreprises du secteur, et un taux de 100% pour les stages d’immersion. Ces cinq établissements cibleront, à terme, un effectif annuel global en formation de près de 7.300 jeunes», précise le communiqué publié à l’issue de la cérémonie de signature.

«La particularité de ce partenariat public-privé est d’avoir mis la gestion de la performance au cœur de son action, à travers des contrats de performance formalisés, avec des business plans chiffrés et des KPI mesurables, traduisant notre volonté partagée d’asseoir un pilotage efficace, dès le début du projet, basé sur un suivi rapproché de la performance du dispositif de formation, et une bonne maîtrise des processus et des coûts », a expliqué pour sa part Loubna Tricha.

Déploiement de mini-chaînes industrielles pédagogiques
S’agissant du déploiement des mini-chaînes industrielles pédagogiques, trois seront généralistes avec des focus différents au niveau de trois CMC, Souss Massa, l’Oriental et Tanger-Tétouan-AL Hoceima. La 4e portera sur l’industrie 4.0 au niveau de la CMC de Casablanca-Settat. Ces quatre mini-chaînes industrielles pédagogiques auront pour objectif d’offrir à plus de 1.500 stagiaires, annuellement, un environnement d’apprentissage proche de la réalité de l’entreprise, et leur faciliter l’assimilation et l’acquisition du savoir-faire industriel. Loubna Tricha a affirmé, dans ce sens, que «les mini-chaînes industrielles regroupant plusieurs modules complémentaires, offrent la possibilité de simulations proches des situations réelles en termes d’organisation du travail, de gestion de la production et de maintenance», ce qui permet des travaux pratiques plus complexes où la maîtrise des compétences, la complémentarité des tâches et la résolution des problèmes sont au cœur de l’apprentissage.

Le financement assuré
Il est à noter, par ailleurs, que le ministère de l’Industrie, de l’investissement, de l’économie verte et numérique, à travers le Fonds de développement industriel et des investissements (FDII), prendra en charge le coût d’achat des trois mini-chaînes généralistes, à hauteur de 30 MDH (10 MDH chacune) et de 2/3 du coût de la mini-chaîne industrie 4.0, soit   3,33 MDH. De son coté, l’OFPPT financera un tiers du coût de cette unité, dans la limite de 16,67 MDH. Et pour chacune de ces mini-chaînes, l’Office assurera l’acquisition, le fonctionnement et la mise en place des modules de formation, ainsi que l’affectation de formateurs qualifiés.

Sanae Raqui / Les Inspirations ÉCO

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