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Agriculture durable : le programme “Restore Africa Soil” s’attaque au Burkina Faso

Après le Togo, la Fondation OCP a choisi le Burkina Faso pour déployer son dispositif de construction de carte de fertilité des sols «Restore Africa Soil», qui couvre déjà 3,5 millions d’hectares en Afrique subsaharienne, et a permis de former 220 cadres et d’équiper 17 laboratoires fixes et mobiles.

La Fondation OCP tisse sa toile en Afrique subsaharienne. Après le Togo, en octobre, elle a choisi, en cette fin d’année, de déployer son dispositif «Restore Africa Soil» au Burkina Faso. À l’instar de ce qui a été déjà fait, la démarche va s’opérer à travers un webinaire, prévu jeudi 3 décembre. Une rencontre via laquelle les experts de la Fondation OCP, qui collaborent avec le Centre de recherche sur les sols et fertilisants en Afrique (CESFRA) basé à l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P) de Benguerir, vont procéder en trois étapes : expliquer ce qu’est «Restore Africa Soil», puis écouter leurs homologues burkinabés et enfin les inviter à rejoindre la plateforme. L’occasion pour les experts burkinabés de découvrir que «Restore Africa Soil» est une plateforme qui permet aux chercheurs africains et partenaires du groupe OCP de partager leurs expériences respectives et les bonnes pratiques, et d’échanger autour de l’état d’avancement des projets de cartographie des sols, ainsi que sur tous les sujets liés à l’échantillonnage, l’analyse laboratoire, la fertilisation raisonnée, les SIG (système d’information géographiques), le contrôle de la qualité des fertilisants.


Caractériser les sols africains…
Mise en place par la Fondation OCP et l’UM6P, «Restore Africa Soil» aide également ses différents partenaires à se former et à s’équiper pour construire des cartes de fertilité de sols. Lesquelles cartes serviront ensuite à alimenter une Data Bank consacrée aux sols africains, constituée au niveau de la plateforme basée à Benguerir. C’est exactement cette démarché qui a été déployée au Togo, le 8 octobre dernier. Sur le thème «Projets de carte de fertilité : le cas du Togo», la rencontre a permis à l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) de partager, avec les participants, son expérience relative à la mise en œuvre du projet de carte de fertilité des sols. Ce fut l’occasion pour l’équipe de l’ITRA d’exposer ses acquis en termes de renforcement de capacités, d’autonomisation, d’organisation opérationnelle et d’avancées sur la cartographie des sols qui a permis, à ce jour, de couvrir près de 1.200.000 hectares. La plateforme digitale interactive Fertitogo.tg, développée en partenariat avec l’UM6P, a également fait l’objet d’une présentation qui a montré l’intérêt de développer des outils informatiques d’information, de conseil, et d’aide à la décision pour pousser l’agriculture africaine vers la résilience. À noter qu’en plus du groupe OCP, représenté par la Fondation OCP, l’UM6P et OCP AFRICA, le webinaire a également connu la participation de plusieurs partenaires institutionnels nationaux et internationaux, notamment : la FAO (l’Organisation alimentaire mondiale), l’ICARDA (International Center for Agricultural Research in Dry Areas) et la Fondation AAA (Adaptation de l’agriculture africaine).

… Pour une agriculture africaine résiliente
À signaler que dans le cadre de «Restore Africa Soil», ce projet qui promeut l’édification de cartes de fertilité de sols en Afrique, la Fondation OCP mène plusieurs actions d’accompagnement, parmi lesquelles, le renforcement des capacités des cadres du ministère de l’Agriculture des pays partenaires, la mise à niveau des laboratoires d’analyse de sol ou encore l’évaluation de l’état de la fertilité des sols des zones couvertes par le projet. La Fondation OCP accompagne également les agriculteurs africains à travers l’émission de recommandations en fertilisation, l’organisation de caravanes agricoles ou encore la mise à disposition de laboratoire mobile. À ce jour, près de 3,5 millions d’hectares sont concernés par les travaux de cartographie des sols en Afrique subsaharienne, plus de 220 cadres sont formés et 17 laboratoires fixes et mobiles équipés. Objectif : contribuer à l’émergence d’une agriculture durable et résiliente en Afrique. 

Aziz Diouf / Les Inspirations Éco

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