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Elle était attendue. Elle a même été anticipée par les analystes, les acteurs des salles de marché et les investisseurs. L’émission obligataire internationale – pour laquelle les équipes du ministère des Finances, et la ministre elle-même, ont entamé un roadshow international qui va les mener dans les principales places financières internationales anglosaxonnes (New York et Londres) – était espérée depuis plusieurs mois.

D’ailleurs, le Trésor nous a généralement habitués à sortir sur les marché financiers internationaux en fin d’année. Il faut croire qu’il a dû flairer le bon coup pour entamer sa quête avant la fin du mois de février. L’objectif est évidemment de profiter des meilleures conditions pour se financer dans un contexte où la signature du Maroc auprès des bailleurs de fonds reste prisée.

Des bailleurs auprès desquels il compte emprunter entre 2 et 3 milliards de dollars ! Pourquoi des dollars, serait-on amené à dire ? Certainement pour se prémunir contre une éventuelle explosion de la facture énergétique, le billet vert étant la monnaie de référence pour le commerce international. Si les fonds issus de l’opération qui se profile vont structurellement booster les réserves de change et atténuer le déficit commercial, ils vont aussi permettre de résorber considérablement le déficit budgétaire pour le réduire à 4,5% en 2023. Pas certain tout de même que la seule sortie à l’international puisse suffire.

Moulay Ahmed Belghiti / Les Inspirations ÉCO


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