Opinions

Attachons nos ceintures !

Nous entrons dans une phase décidément bien corsée pour les consommateurs. La bulle de la flambée apparue à l’avènement de la crise sanitaire par les producteurs et les importateurs est sur le point d’éclater pour laisser ses effets atteindre l’acheteur final. Récemment encore, nous avons assisté à une démonstration grandeur nature de cet état de fait, lorsque le secteur des huiles de table a dû répercuter une partie des coûts supportés sur le prix final. Une véritable avalanche de protestations s’est ensuivie, associée à des menaces de boycott. Nous avons également vu à quel point les prix des lubrifiants auront des impacts inévitables sur le secteur du transport, et nous voyons d’ici venir la flambée des pièces de rechange automobiles pour compléter un topo déjà compliqué.

Et encore, il ne s’agit là que d’exemples parmi d’autres. Attachons donc fermement nos ceintures, nous autres consommateurs, et préparons-nous à voir les prix de pratiquement tous les produits pointer vers la hausse. Les importateurs suffoquent sous la montée des prix à l’international et partageront inévitablement la facture avec les clients. Ont-ils le choix ? La réponse est certainement négative car, face au crucial devoir patriotique en temps de crise généralisée, s’impose au tissu économique justement la nécessité de la survie et de la préservation de l’emploi. Un choix cornélien qui n’a de solution que celle du juste milieu voulant que, dans la mesure du possible, une partie des coûts soit répercutée sur les prix. Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que les effets conjoncturels de la Covid-19 se dissipent ou que le pouvoir d’achat bondisse si haut qu’il puisse résorber sans souci les envolées de prix, ou encore que la ruée sur les matières premières freine… En gros, on en a encore pour un moment. Patience ! 


Meriem Allam / Les Inspirations Éco

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