Maroc

Tourisme : l’impact de la crise sur le secteur sera long

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Les mesures sociales destinées à sauvegarder l’emploi et intégrer les artisans à la couverture sociale, focalisent l’attention.

Interpellée sur l’impact du dispositif d’accompagnement des opérateurs du transport touristique, la ministre du Tourisme a préféré inscrire les difficultés rencontrées par ce segment dans la chaîne des causes qui ont accéléré la crise actuelle. En effet, ce n’est pas uniquement le secteur du tourisme qui focalise l’attention du département, mais aussi la généralisation de la couverture sociale aux artisans. Le gouvernement assurera jusqu’à la fin de l’année, les allocations versées pas la CNSS aux personnes qui sont en chômage forcé dans le secteur touristique. Les indemnités devront couvrir les mois d’octobre, novembre et décembre prochains. Pour l’autre cheval de bataille qu’est la couverture sociale des artisans, les données communiquées, mardi par Nadia Fettah, aux membres de la 2e chambre, montrent que le gouvernement a pu finaliser neuf décrets d’application de la loi 50-17, soumis à l’appréciation des chambres d’artisanat. Il faut dire que le secteur de l’artisanat a été mis à rude épreuve à cause de l’absence de modes alternatifs de commercialisation. Sur ce point précis, la ministre de tutelle a indiqué devant les conseillers que «sept plateformes de commercialisation en ligne ont été aménagées en partenariat avec la Maison de l’artisan, ce qui permis à une frange considérable de coopératives d’y accéder ».


Des efforts pour améliorer la trésorerie
Dans leur argumentaire, les groupes parlementaires au sein de l’instance législative ont insisté sur les modalités destinées à la sauvegarde de l’emploi, mais aussi les mesures qui seront insérées dans le PLF 2021 en vue d’assurer la relance du secteur. C’est le tourisme interne qui reste actuellement la seule issue de secours, avec des appels émis en vue d’instaurer une nouvelle grille de tarification des nuitées, ainsi que la finalisation des décrets d’application toujours en suspens de la loi 14-80 sur les établissements touristiques et les autres formes d’hébergement. Pour améliorer la trésorerie, les conseillers ont émis la proposition de soumettre plusieurs segments du secteur au régime des aides actuellement opérationnel et qui est entre les mains du comité de veille économique. A noter que le dispositif d’accompagnement a prévu l’ajournement de l’ensemble des cotisations sociales des entreprises touristiques. Des mesures ont été aussi prises pour suspendre le paiement des échéances des crédits et les déclarations fiscales. Nadia Fettah a précisé que les opérateurs « bénéficieront de mécanismes de financement qui seront mis en place et qui ont pour objectif de préserver la trésorerie des établissements touristiques ». L’État devra également agir au niveau des cahiers des charges pour plus de souplesse dans les procédures et la réduction des délais d’obtention des autorisations. C’est pour dire que l’impact de la crise actuelle ne pourra être tempéré sans la formulation de solutions dans le cadre du prochain budget. 

Quel rôle pour le Fonds de développement touristique ?

La vocation du Fonds n’a pas été épargnée par la crise actuelle. En effet, que ce soit pour les manifestation d’intérêts des projets d’animation touristique déjà initiés, ou la contribution de l’Etat qui devrait atteindre 20% du coût des projets, le flou plane sur le rendement de ce fonds névralgique pour le secteur. Pour rappel, un fonds de garantie de 400 MDH a été conçu pour la période 2016-2020 avec pour vocation la garantie des crédits bancaires accordés pour la réalisation des projets d’hébergement et d’animation. Des programmes de développement à vocation régionale devront voir le jour, à commencer par la région Souss-Massa. La même démarche sera appliquée pour le renforcement du rôle de l’ONMT, dans l’optique de franchir un cap important en ce qui concerne les approches marketing et la promotion des marchés chinois, américains et russe. En matière de tourisme écologique, deux régions devront servir de modèle pour la promotion des destinations disposant d’un fort potentiel naturel. Il s’agit du sud du grand Atlas jusqu’à Dakhla, età la vallée du Ziz.

Younes Bennajah / Les Inspirations Éco

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