Maroc

Spécial Agadir. Souss Massa, le secteur privé stimule les investissements

Pour générer un effet d’entraînement du secteur privé, un Club des investisseurs a été lancé pour accompagner ces derniers. En puisant dans le potentiel régional, il a mobilisé 165 investisseurs qui concrétisent actuellement leurs projets.

Huit fois moins que Marrakech-Safi et Tanger-Tétouan-Al Hoceima. La Région Souss-Massa a très peu bénéficié des domaines privés de l’État pour accueillir les investissements. C’est la raison pour laquelle le foncier industriel a été l’épine dorsale du projet industriel Souss-Massa.


Mais pour relever le défi, il fallait miser, plus que jamais, sur l’investissement privé et sa stimulation de l’emploi. Pour maximiser son effet de levier, un Club des investisseurs a été lancé pour accompagner ces derniers. «Au-delà de l’adhésion des acteurs économiques de la région à cette initiative, le Club des investisseurs a joué le jeu en puisant dans le potentiel régional et en mobilisant 165 investisseurs grâce à l’appui et à la forte implication du wali de la Région Souss-Massa», souligne Driss Bouti, président du Club des investisseurs d’Agadir Souss-Massa. Aussi, pour favoriser cet effet d’entraînement, placé au cœur même de la déclinaison régionale du PAI, toutes les conditions ont été réunies.

Aujourd’hui, la région offre une panoplie de fonciers industriels à un prix très compétitif. À cela s’ajoutent l’appui bancaire et celui des différents fonds, dont le Fonds de développement industriel et de l’investissement (FDII), en plus de la mise en place d’incitations d’équilibre dans le cadre de l’accompagnement financier des investisseurs.

Le privé trouve déjà son compte tout d’abord, la subvention de soutien à l’acquisition du foncier industriel, accordée par la région à tout nouveau projet d’investissement, est calculée sur la base de 250 DH/m2 du foncier dans la limite d’un hectare, et ce, dans le cadre du PAI (2018-2020).

«En se référant aux chiffres, nous générons plus de 25.000 emplois. Ces postes sont créés par le privé dans les différentes zones industrielles mises en place en faveur des investisseurs. De ce fait, le privé trouve déjà son compte», explique Karim Achengli, président de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de la Région Souss-Massa. Grâce à cette synergie entre le privé et le public, la commercialisation du parc industriel intégré d’Agadir a été complètement réalisée, alors que le second parc a été commercialisé à plus de 40%, aux normes actuelles de fonctionnement, autrement dit, avec des cahiers des charges ficelés pour endiguer la problématique de la spéculation qui a marqué les opérations d’acquisition dans les autres zones industrielles. D’autres investisseurs, accompagnés par le Club des investisseurs, ont été installés dans le parc Haliopolis, l’Agropôle, la zone industrielle d’Oulad Teima et Tiznit.

Lever les freins à l’investissement aujourd’hui, suite au lancement de la déclinaison du PAI, le foncier industriel a été structuré pour répondre au mieux aux nouvelles orientations stratégiques à la demande des investisseurs privés. L’offre actuelle se déploie sur huit zones industrielles et la zone logistique d’Ait Melloul, avec un stock en foncier industriel avoisinant 892 hectares, selon le guide du foncier industriel réalisé récemment par le Centre régional d’investissement Souss-Massa.

Pour réussir également cette équation entre le public et le privé, la région avait besoin de lever les freins à l’investissement. «L’oiseau rare, qu’est l’investisseur, avait surtout besoin d’éthique, d’un accès facile au foncier industriel et de la levée des obstacles administratifs, chose qui a été réalisée grâce au concours de la Commission régionale unifiée de l’investissement, le seul cadre de prise de décision sur les dossiers d’investissement», ajoute Driss Bouti.

Y.S.

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