Maroc

Sommet Maroc-Espagne : c’est pour quand ?

Les pronostics tablent sur un éventuel nouveau report du sommet bilatéral entre le Maroc et l’Espagne.

Le sommet bilatéral entre le Maroc et l’Espagne devrait attendre encore. Alors que le mois de février est déjà entamé, aucune annonce n’a été faite concernant cette réunion tant attendue. Selon le média «El Independiente», la réunion est reportée aux calendes grecques, «sauf changement de dernière minute». D’après ce portail, citant des sources su sein de l’Exécutif espagnol, les préparatifs se poursuivent en attendant de s’accorder sur une date pour organiser cette importante rencontre. De même, l’agenda du chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez ne permet pas non plus une grande marge de manœuvre en février, mois le plus court de l’année. Les élections en Catalogne, organisées le 14 février, devraient obliger le chef du gouvernement espagnol à éviter tout déplacement à l’extérieur.


Par ailleurs, Sanchez est attendu à Bruxelles, où il devrait participer aux travaux du Conseil européen, les 25 et 26 février prochains. Au total, Sanchez prendra part à 125 déplacements en dehors de l’Espagne selon le palais de la Moncloa, siège de la primature espagnole. Son déplacement au Maroc semble dépendre davantage de la disponibilité des autorités marocaines, étant le pays hôte bien entendu.

De fait, la célébration, ou dans une moindre mesure, l’annonce de la date de la XII édition de la réunion de haut niveau allait faire taire les mauvaises langues qui se déploient à prouver une quelconque bribe de tension dans les relations bilatérales. La dernière actualité en date est venue, d’ailleurs, leur donner un nouveau sujet de supputations, lorsqu’a été convoqué mercredi dernier, l’ambassadeur espagnol à Rabat au siège du ministère des Affaires étrangères. En cause : une vidéo ayant fait le tour des réseaux sociaux, attestant un mauvais traitement infligé à des mineurs marocains par des agents espagnols.

Par ailleurs, les autorités espagnoles ne se sont toujours pas prononcées concernant le dossier du Sahara et la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur ce territoire national. Madrid ne semble pas être pressée, préférant gagner du temps et attendre la décision du nouveau locataire de la Maison Blanche. Pour autant, le voisin ibérique attend des faveurs de Rabat sous forme d’intensification du contrôle des flux migratoires. Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger est présent en force dans les médias étrangers pour expliquer la nouvelle donne. Jeudi dernier, dans les colonnes du quotidien El Mundo, paraissait une tribune du diplomate en chef marocain, dans la rubrique «Autres Voix».

Dans ce texte, Bourita explique au lectorat espagnol les enjeux de la reconnaissance américaine et l’importance d’appuyer la position marocaine dans ce dossier qui n’a que trop traîné. Le ministre va au-delà de l’annonce présidentielle et cite les diverses facettes de cette coopération maroco-américaine, laquelle traduit selon l’auteur, le soutien indéfectible des Etats-Unis à son partenaire marocain. De surcroît, Bourita a rappelé aux Espagnols que «l’indépendance du Sahara» est une option tout sauf réaliste. À charge maintenant pour Madrid de rejoindre un «élan international d’appui de plus en plus affirmé», à la cause nationale, rappelle le diplomate en chef. 

Amal Baba Ali, DNC à Séville / Les Inspirations Éco

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