Maroc

Sebta et Melilia : Madrid botte en touche les sujets de discorde

Rabat et Madrid se préparent à célébrer la XIIe réunion de haut niveau, a indiqué la diplomatie espagnole. Un sommet qui s’approche alors que certains milieux espagnols ne semblent pas près de digérer les propos du chef de gouvernement sur le devenir des présides de Sebta et Melilia.

Les relations entre le Maroc et l’Espagne sont au beau fixe, malgré le report du sommet bilatéral. C’est en somme ce qu’a déclaré, lundi, la ministre des Affaires étrangères Arancha Gonzalez, durant un entretien sur Canal Sur Radio. Celle-ci a ajouté qu’elle avait récemment échangé avec son homologue marocain, Nasser Bourita, dans la perspective d’organiser la prochaine rencontre bilatérale de haut niveau. La ministre a souligné que cette réunion aurait pu se dérouler de manière virtuelle, toutefois les deux parties souhaitaient donner à ce rendez-vous l’importance qu’il mérite. À ce propos, la ministre a ajouté que de nombreux déplacements et voyages avaient dû être ajournés en raison de l’évolution de la pandémie, coupant court de la sorte aux rumeurs autour de ce report.


Les tensions aplanies
Malgré les signes d’apaisement envoyés par le Maroc et l’Espagne, certains milieux auraient aimé que la tension entre les deux voisins prenne une dimension plus importante. Des médias espagnols ont prédit une réaction virulente de la part des autorités marocaines en guise de riposte à la convocation de l’ambassadrice du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, par la diplomatie du voisin ibérique. Or, et comme à l’accoutumée, Rabat n’a pas prêté l’oreille à ce discours va-t-en-guerre. Par ailleurs, Nuevas Canarias, le parti régional et allié du PSOE au gouvernement local, a appelé à durcir le ton contre le Maroc après les déclarations du chef de gouvernement marocain, Saad Eddine El Otmani, à propos de Sebta et Melilia. La formation insulaire avait appelé le gouvernement espagnol, voire l’Union européenne, à «décortiquer» les déclarations du président Trump portant sur la reconnaissance de la souveraineté marocaine. Aux Iles Canaries, différents groupes parlementaires ont contesté la déclaration américaine reconnaissant la souveraineté marocaine.

La déclaration américaine devrait inviter l’Espagne et ses milieux les plus récalcitrants au changement à composer avec cette nouvelle donne. En tout cas, les déclarations du chef de gouvernement continuent à faire des vagues dans la péninsule. El Othmani a eu le mérite, à travers cette simple déclaration chargée de sens, de remettre les pendules à l’heure et de rappeler à l’Espagne les dossiers en suspens. De son côté, la ministre de la défense et proche du chef de cabinet de Pedro Sanchez a réitéré la position de son gouvernement au sujet des propos prononcés par le chef de gouvernement marocain.

Amal Baba Ali, DNC à Séville / Les Inspirations Éco

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