Maroc

Santé publique : Première évaluation en partenariat avec l’OMS

Cet incontournable exercice permettra de relever les points noirs de la santé au Maroc et les moyens de les limiter. Huit fonctions essentielles de la santé ont fait l’objet d’un travail de fond pour repartir sur de bonnes bases.


Les fonctions essentielles de la santé publique ont fait l’objet, hier à Rabat, d’une conférence nationale organisée en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Entre l’évaluation des acquis et l’action voulue, les contours d’un secteur aux prises avec des problématiques  se dessinent. En tête des préoccupations figure la gouvernance, comme cela a été mis en exergue. Certes, des efforts ont été déployés pour éradiquer certaines maladies comme le choléra, le trachome, qui sévissait dans le Sud, principalement à Zagora, la typhoïde ou encore la malaria.

Cependant, d’autres continuent de donner du fil à retordre au département d’El Haussaine Louardi comme la tuberculose, le sida, la méningite, les toxi-infections alimentaires et certaines zoonoses. Les changements de mode de vie au sein de la société marocaine et les stress et pressions professionnels apportent aussi leur lot de nouvelles affections. S’y ajoutent, comme l’a expliqué Louardi, la tendance au vieillissement de la population, la montée croissante de la charge de morbidité des maladies non transmissibles, ainsi que les changements climatiques et environnementaux.

Enfin, l’on notera l’augmentation de la circulation des personnes et des biens, particulièrement avec les pays du Sud, et l’adoption par le Maroc d’une stratégie nationale de migration et d’asile. Par ailleurs, les épidémies compliquent le tableau avec des maladies à virus comme Ebola et tout récemment Zika, faisant augmenter les risques émergents infectieux et poussant vers une synergie à l’international. Ce travail d’évaluation appuyé par l’OMS servira de ce fait de guide au renforcement des capacités du système de santé marocain. Menée par des experts reconnus en 2015, cette évaluation a porté sur 8 fonctions essentielles. Soit dit en passant, le Maroc est le deuxième pays dans la région après les Émirats à mener une telle évaluation. Yves Souteyrand, représentant de l’OMS au Maroc, a mis en exergue les étapes menées dans ce sens, notamment l’évaluation des laboratoires de santé publique et d’autres infrastructures de première importance.

Quant aux huit fonctions visées, il s’agit de la surveillance et du suivi des déterminants de la santé, des risques, de la morbidité et de la mortalité, de la préparation et la réponse de la santé publique aux flambées épidémiques, catastrophes naturelles et autres situations d’urgence, de la protection de la santé, y compris la gestion de l’environnement, la sécurité alimentaire, toxicologique et professionnelle. D’autres fonctions ne sont pas en reste comme la promotion de la santé et la prévention de la maladie, y compris des mesures pour traiter les déterminants sociaux et les inégalités en santé, la gouvernance de la santé, la législation, le financement et les structures institutionnelles. Il ne faut pas oublier le point essentiel des effectifs et des compétences pour assurer les missions de santé publique, la communication et la mobilisation sociale pour la santé, et enfin la promotion de la recherche en santé publique pour informer et influencer les politiques et les pratiques.


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