Maroc

Sahara: Bourita pointe du doigt les 4 erreurs de Ban Ki-moon

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Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon./DR

La réaction du Maroc aux propos tenus par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, lors de sa dernière visite dans la région, a été proportionnelle à la gravité de ses dérapages, a affirmé, vendredi à Rabat, le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Nasser Bourita. Il énumère ainsi les quatre erreurs du dirigeant onusien.
 
Pour le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Nasser Bourita, l’utilisation du terme «occupation» par Ban Ki-moon, porte de lourdes conséquences sur les plans politique et juridique du fait qu’elles touchent et modifient le fond du dossier. Bourita considère ainsi que bien plus qu’une simple erreur ou lapsus, «il s’agissait là d’un acte qui requiert une réaction ferme».
La deuxième erreur du secrétaire général de l’ONU, toujours d’après le ministre délégué, est son déplacement à Bir Lahlou à partir de Tindouf, et non à partir des provinces du Sud du royaume. Nasser Bourita considère que cet acte «laisse entendre que cette région est un prolongement de Tindouf». Or, explique le diplomate, cette région est située dans la zone tampon et fait partie du territoire du Sahara marocain, que le royaume a cédée aux Nations-Unies pour faciliter la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu.


L’allusion de Ban Ki-moon au «référendum» est la troisième erreur commise par le secrétaire général de l’ONU, selon Bourita. Car, soutient-il, c’est un concept devenu caduc que le Conseil de sécurité a abandonné depuis 2004, et dont l’Assemblée générale de l’ONU ne parle plus depuis 2007.

Quatrième erreur de Ban Ki-moon: l’appel à une conférence des donateurs au moment où les autres parties rejettent le recensement des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, dixit Bourita. Il a rappelé dans ce sens que le SG de l’ONU lui-même n’a eu de cesse d’appeler à ce recensement depuis 2009.

Et Nasser Bourita de conclure que si le processus de règlement actuel est en cours, c’est grâce à la proposition marocaine d’autonomie qui en a déclenché la dynamique, précisant que le Maroc, qui a adhéré à ce processus, ne se sent nullement concerné par une quelconque autre démarche.

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