Maroc

Rapport: attention aux plages marocaines « non conformes »

Le taux de conformité des eaux de baignade des plages marocaines aux normes de qualité microbiologique a atteint 87,06%, a indiqué vendredi le département de l’Environnement dans son rapport sur les eaux de baignade des plages pour l’année 2021.

Cette année a été aussi marquée par l’augmentation de la catégorie de qualité « Excellente », ce qui reflète les efforts déployés notamment en matière d’assainissement liquide et infrastructures sanitaires par les acteurs, les opérateurs et les gestionnaires des plages pour l’amélioration de la qualité des eaux de baignade, explique le « rapport national sur la surveillance de la qualité des eaux de baignade des plages du Royaume », dont les résultats ont été présentés lors d’une conférence de presse. Sur les 461 stations de prélèvements, 425 ont fait l’objet d’un nombre suffisant de prélèvements pour le classement, fait savoir le document, relevant que 370 stations ont été déclarées de qualité microbiologique conforme aux exigences de la norme NM.03.7.199.


Cette norme, qui vise à instaurer une gestion proactive de la qualité des eaux de baignade, est fondée sur une classification des eaux en se basant sur le traitement statistique des résultats des quatre dernières années et suivant 4 catégories de qualité : « Excellente », « Bonne », « Suffisante » et « Insuffisante ».

Ces profils consistent, d’une part, à identifier les sources de pollution susceptibles d’avoir un impact sur la qualité des eaux de baignade et d’affecter la santé des baigneurs et d’autre part, de proposer des plans d’action et de gestion en tant qu’outils d’aide à la prise de décision, a précisé le département de l’environnement.

Selon le rapport, 12,94% des stations sont non conformes, soit 55 stations réparties sur 29 plages, dont la majorité sont situées au niveau des régions : Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra.

Les principales causes de dégradation sont généralement dues à l’influence des rejets d’eaux usées et les apports des Oueds et des cours d’eau, conjugués à l’insuffisance des infrastructures d’hygiène au niveau des plages, a précisé la même source.

Convaincu que la qualité des eaux de baignade constitue un atout important pour le développement du tourisme balnéaire, le département de tutelle met en œuvre le programme de surveillance de la qualité des eaux de baignade depuis des années.

Ce programme s’est renforcé après l’adoption de la loi 81-12 sur le littoral, notamment l’article 35 qui exige le contrôle régulier ainsi que le classement des plages selon la qualité des eaux de baignade.

Le nombre de plages, objet de surveillance au titre de ce programme, est passé de 18 plages en 1993 à 79 en 2002 et à 175 plages en 2020. Les campagnes de surveillance se font annuellement pendant la saison estivale de mai à septembre avec un rythme bimensuel.

EH

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