Maroc

Provinces du Sud : L’agroalimentaire doit miser sur l’innovation

La première escale du Colloque international sur l’industrie agroalimentaire dans les provinces du Sud à Guelmim a insisté sur la promotion de la R&D en plus de l’innovation pour améliorer sa compétitivité dans les quatre régions du Sud qui contribuent aux deux tiers des exportations.


La première déclinaison régionale du Colloque international sur l’agroalimentaire dans les provinces du Sud s’est soldée par l’émission de plusieurs recommandations. À l’issue de deux jours de travaux, les participants à cette manifestation, initiée récemment par la Faculté des sciences d’Agadir et l’Association Ribat Al-Fath de Rabat, en partenariat avec l’Association girondine de recherche, d’échanges et de perfectionnement de Bordeaux (Agirep), ont insisté sur la promotion de la R&D, en plus de l’innovation et la formation des ressources humaines pour l’amélioration de la compétitivité de l’industrie agroalimentaire dans les quatre régions du Sud. Ces dernières contribuent quasiment aux deux tiers des exportations.

Le colloque a recommandé aussi de retenir la politique des pôles de compétitivité et de clusters pour le développement de ce secteur. «Ces structures ont l’avantage d’identifier des secteurs à fort potentiel de développement et conduire à une convergence des programmes pour une meilleure coordination des opérateurs», explique Abdellatif Moukrim, directeur du laboratoire de recherche Aquamar, qui relève du département de Biologie à la Faculté des sciences d’Agadir.

À cet égard, trois secteurs ont été proposés par les participants : la pêche et la transformation des produits de la mer, en plus de la valorisation du cactus et de la filière cameline. Pour cela, les participants ont appelé à la mise en place d’une cellule de veille au sein de la Région Guélmim-Oued Noun pour suivre l’évolution des marchés, mais aussi l’aspect réglementaire et technologique. Les données exposées au colloque, qui portaient essentiellement sur les marchés européen et russe, ont montré l’intérêt afférent à la mise en place d’une telle structure sachant bien que 61% des 109 entreprises, bénéficiaires en 2015 de contrats spéciaux de formation dans le Sud, opèrent dans le secteur agroalimentaire. Cette domination est due, entre autres, à la nécessité de se conformer aux référentiels régissant l’activité à l’export.

Par ailleurs, le colloque devra poursuivre son périple en faisant escale, respectivement à Agadir, Laâyoune et Dakhla en septembre prochain. Sur le plan de la coopération, particulièrement maroco-française, le secteur de l’agroalimentaire est l’objet de plusieurs conventions et accords impliquant des institutions, des associations professionnelles et des entreprises. Les échanges commerciaux marocains avec l’Union européenne représentent 51,4%. La France et l’Espagne, restent les principaux partenaires commerciaux du Maroc et représentent plus de 55% du total des échanges avec l’UE. Toutefois, le secteur dispose encore d’un potentiel énorme à exploiter.

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