Maroc

Propriété intellectuelle : vers davantage de protection et de proximité

La nouvelle approche de la relation client chez l’OMPIC se déploie crescendo. Objectif : atteindre une utilisation efficace des outils de la propriété industrielle, afin de gagner en compétitivité et en croissance.

Le Maroc entend se frayer un chemin vers un avenir des plus prometteurs en capitalisant sur le potentiel de sa jeunesse, ses talents et son ingéniosité. Mieux encore, utiliser le système de la propriété intellectuelle comme levier de développement technologique, économique et social, et dans le contexte post-Covid, faire de la propriété industrielle un levier de la relance de son économie.

Et quand on sait que dans le Royaume, les 15-35 ans représentent 38% de la population, on ne peut que prendre conscience du potentiel qu’il recèle en matière d’esprit innovant et créatif. Autant dire que les jeunes ont un rôle-clé à jouer pour saisir des opportunités et contribuer ainsi à la relance économique du pays. Ne dit-on pas que «qui veut aller loin ménage sa monture ?».

En matière de propriété intellectuelle, le Maroc a beaucoup progressé sur les radars, évoluant d’un statut de «roi de la contrefaçon», selon les propos de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du commerce, à une nation qui voit de plus en plus de ses inventions et brevets se faire copier par d’autres».

Dans un tel contexte, l’un des leviers à actionner est d’activer les services et les avantages offerts par la protection de la propriété industrielle au Maroc.

Quatre conventions  signées
L’enjeu consiste à se projeter dans le futur vers plus de protection et de proximité envers les citoyens. Pour ce faire, l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) a signé des conventions avec quatre organisations : le Centre régional d’Investissement de la Région Casablanca-Settat, la Chambre française de commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM), le Moroccan Information Technopark Company et l’Organisation professionnelle des comptables agréés du Maroc.

Ces conventions ont pour objectif de mettre en œuvre, en collaboration avec ces différents partenaires, divers programmes visant la promotion de la propriété industrielle et commerciale, l’accompagnement des entreprises dans l’utilisation des services de l’OMPIC dans les domaines de la propriété industrielle et de la création d’entreprises ainsi que le co-développement de services adaptés aux besoins des usagers.

Une caravane pour démystifier les notions
Dans le cadre de la nouvelle approche de sa relation client, l’OMPIC procède au lancement d’une caravane de la propriété industrielle au service de la créativité et de l’innovation, qui va sillonner du 26 avril au 28 juin les 12 régions du Royaume, en vue de démystifier les notions de propriété industrielle, en l’occurrence le rôle des marques, du design et des brevets d’invention.

Pour les acteurs de l’écosystème de la recherche et développement marocain, de la propriété intellectuelle et de sa gouvernance, la célébration de la journée mondiale de la Propriété Intellectuelle était un énième moment favorable pour réaffirmer l’ambition de miser sur le potentiel de la jeunesse marocaine. Pour 2022, la journée placée sous le signe de «la propriété intellectuelle et les jeunes : innover pour un avenir meilleur», s’est fixé pour objectif de mettre en avant le potentiel dont dispose les jeunes entrepreneurs et porteurs de projets marocains qui apportent des solutions innovantes, et contribuent ainsi à façonner un avenir durable et inclusif.

«De la crise sanitaire, nous sommes sortis plus forts, grâce à nos acquis, à notre potentiel et à nos compétences. Aujourd’hui, plus que tout autre jour, nous avons besoin de nos jeunes, de leurs talents, de leur ingéniosité pour être les leviers stratégiques du Maroc de demain. Voilà pourquoi nous avons consacré cette journée mondiale de la propriété intellectuelle aux jeunes, qu’ils soient porteurs de projets, startupeurs ou entrepreneurs, ils sont source de créativité et d’innovation. Leurs idées peuvent aboutir à la création de marques, à des brevets d’invention ou encore à des dessins et modèles industriels et doivent être protégées de toute contrefaçon», souligne-t-il.

C’est dans ce contexte que le ministre accompagné de son homologue Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences et différents responsables politiques et acteurs de l’innovation se sont donnés rendez-vous, hier mardi 26 avril, à Casablanca, à la salle de conférence de l’OMPIC, qui au passage a refusé du monde lors de la tenue de ce Forum de haut niveau sous le thème «la Propriété industrielle au service de l’innovation et la créativité, levier de la relance économique du Maroc».

Ryad Mezzour
Ministre de l’Industrie et du commerce

On reproche souvent au Maroc d’être le roi de la contrefaçon. Nous sommes un pays où on nous dit que tout est fake, trafiqué, qu’on ne respecte pas les marques, idem pour la propriété intellectuelle et commerciale. Et pourtant, nous sommes aujourd’hui en train de célébrer, avec tous les acteurs, la propriété intellectuelle industrielle et commerciale. Pourquoi ? Parce que nous commençons à en avoir à protéger.

Nous ne sommes plus ceux qui reproduisent. Nous commençons à avoir des inventions, des brevets, des idées, des marques, que nous souhaitons protéger. Certaines commencent à être volées ou imitées. Ce phénomène a commencé il y a quelques années avec l’imitation de nos babouches, de notre cuisine.. .Mais ce n’était pas encore des marques biens identifiées, mais plutôt génériques et des marques pays.

Maintenant, l’on commence à imiter nos marques, nos inventions et à prendre nos brevets. À la faveur du Covid, le Maroc a démontré ses capacités et son inventivité sur des choses que nous ne savions pas faire. Cela a commencé de manière très simple avec des masques, pour évoluer vers des thermomètres, des lits de réanimation, des respirateurs, des machines pour fabriquer les masques, à tel point qu’on s’est rendu compte qu’on était capable de tout produire.

Modeste Kouamé / Les Inspirations ÉCO

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