Maroc

ORIENTAL. Effet d’entraînement du privé : le FIRO étoffe son maillage territorial

PUBLI-REDACTIONNEL. Le Fonds d’investissement de la région de l’Oriental a pris des participations dans plusieurs entreprises situées à Oujda, Berkane, Guenfouda et Taourirt. Actuellement, le FIRO étudie la faisabilité d’autres projets basés à Jerada, Naïma, Nador et Driouch. L’agro-industrie reste le secteur phare, qui est investi par la majorité des promoteurs faisant appel à l’accompagnement de ce fonds.

Reconduit pour une décennie supplémentaire (2017-2026), le Fonds d’investissement de la région de l’Oriental (FIRO) a été lancé dans le cadre de l’initiative royale de 2003. L’objectif assigné à ce mécanisme de financement créé grâce à un partenariat public-privé est de générer l’effet d’entraînement du secteur privé via le soutien des investisseurs implantés dans l’Oriental. Compte tenu de la réalité économique du tissu productif régional, le FIRO, opérationnel depuis 2007, est actuellement en quête d’un second souffle. Après une première période de dix ans (2007-2016), le fonds a été reconduit jusqu’en 2026 avec l’assouplissement des critères d’éligibilité en faveur d’entreprises ayant le statut juridique de la Société anonyme à responsabilité limitée (SARL) et de la Société à responsabilité limitée à associé unique (SARLAU). En effet, à la fin du premier cycle de dix ans du fonds, les actionnaires ont décidé d’alléger les conditions de financement, dont notamment la prise de participations dans des PME régionales ayant les formes précitées. Actuellement, le FIRO a pu investir dans 8 nouvelles participations alors qu’avant sa refonte, il a pu investir dans 3 participations au niveau de l’Oriental bien que la Société anonyme constitue la forme la moins dominante du tissu productif régional. Ces trois structures régionales ont également participé à la création d’emplois directs et indirects au niveau de la région.


Le FIRO met le cap sur les autres provinces
Du point de vue statutaire, tous les secteurs sont éligibles au financement du FIRO, mis à part les secteurs du négoce et de la promotion immobilière. Au vu de la vocation agricole de la région de l’Oriental, l’agro-industrie reste le secteur phare, investi par la majorité des promoteurs faisant appel à l’accompagnement du FIRO. Ce dernier accorde aussi de l’importance aux autres provinces et préfectures de la région. Dans ce sens, il a déjà pris des participations dans plusieurs entreprises situées à Oujda, Berkane, Guenfouda et Taourirt. De ce fait, il ne fait aucune distinction entre les différentes provinces de la région de l’Oriental, et se base dans le cadre de son analyse du risque, uniquement sur les critères liés à la qualité des promoteurs et des projets. Actuellement, le fonds étudie la faisabilité d’autres projets basés au niveau des villes de Jerada, Naïma, Nador et Driouch. Par ailleurs, et dans le cadre de sa politique de soutien à l’entrepreneuriat, le FIRO encourage davantage les projets, notamment ceux issus des provinces qui enregistrent des actions publiques nationales et/ou régionales d’appui à l’investissement et à la création massive d’emplois.

Une nouvelle ligne de financement en faveur des TPE/PME
Aujourd’hui, le FIRO fonctionne toujours dans le cadre du premier closing avec un capital mobilisé par les actionnaires du fonds pour un montant de 150 MDH. En effet, ce premier closing n’a pas été intégralement investi, d’où la reconduction du fonds avec les assouplissements des modalités de financement. Toutefois, il est à noter que dans le cadre d’un second closing, les actionnaires peuvent mobiliser un montant supplémentaire de 150 MDH pour l’accompagnement des projets porteurs de la région. Les actionnaires ont décidé aussi, en plus de la ligne classique consistant en la prise de participation assortie de revenus composés de plus-values et dividendes, de lancer en 2018 une nouvelle ligne de financement, dite 1/1, plus souple, basée sur une participation plafonnée à 1 MDH et assortie uniquement du rachat de la participation du FIRO à l’issue de la période de partenariat, sans aucune rémunération, que ce soit sous forme de dividendes ou de plus-values. Cette nouvelle ligne de financement 1/1 permet aux TPE/PME de la région de mobiliser des fonds propres sans garantie et au moindre coût. De surcroît, le FIRO abandonne aussi ses droits aux dividendes en faveur des fondateurs, ainsi que sa plus-value, suite au rachat de la participation du FIRO par les fondateurs. Cette démarche permet ainsi l’accompagnement d’un maximum de porteurs de projets eu égard à la souplesse de la ligne, d’où son impact positif sur la création d’emplois dans la région.

Un accompagnement dédié aux attentes des porteurs de projets
Selon le FIRO, le choix de la ligne de financement s’impose de lui-même, et ce en fonction du programme d’investissement et des ressources à mobiliser pour le projet. Au cours de l’analyse du projet et en fonction de son évolution, il se peut que certains ajustements soient opérés aboutissant parfois à modifier la ligne de financement initialement prévue. C’est pourquoi, selon la direction du FIRO, l’accompagnement financier permet de répondre aux attentes des porteurs de projets et PME régionales dont une bonne partie ressent le besoin d’une consolidation du haut bilan pour aspirer notamment un accompagnement bancaire dans le cadre de leur programme d’investissement. Par ailleurs, l’intervention du FIRO ne se limite pas à la mobilisation de fonds. Au cours de l’analyse et des études de faisabilité, l’accompagnement du FIRO démarre bien avant la prise de participation, notamment dans l’affinement de la stratégie et du business-plan. Après la prise de participation, le FIRO accompagne le porteur de projet sur les faiblesses préalablement identifiées lors de la phase d’analyse du projet, principalement au niveau du volet organisationnel. Cependant, le projet n’est guère à l’abri des risques liés à un retournement de conjoncture, qui nécessite dans le cas présent un accompagnement intensif du fonds. Pour rappel, le capital du FIRO est réparti entre deux institutions régionales (le Conseil de la région et l’Agence de développement de l’Oriental) pour 40%, alors que le Fonds Hassan II détient 17%, en plus de 7,17% pour chacune des cinq institutions financières (AWB, BCP, BOA, CDG et CAM) et un holding, le groupe Holmarcom.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO Docs

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