Maroc

Marché de gros des œufs de Casablanca : Grève générale jeudi prochain

Les commerçants de ce marché déplorent l’expropriation de 23 locaux ayant fait l’objet d’une vente aux enchères entachée, selon eux, de plusieurs irrégularités.


Visiblement, les vendeurs grossistes du marché de gros des œufs «Al Bayada» à Casablanca ne lâchent pas prise. Ces commerçants, qui depuis plus de deux mois, tiennent, quotidiennement, des sit-in à l’intérieur de ce marché, le plus grand au niveau national, seront, jeudi prochain, en grève pour déplorer l’expropriation de 23 locaux ayant fait l’objet d’une vente aux enchères entachée, selon eux, de plusieurs irrégularités. L’association de solidarité avec les commerçants du marché «Al Bayada» a annoncé dans un communiqué que jeudi prochain, l’activité connaîtra un arrêt total dans ce Souk. «Ce jour là les marchands se présenteront au marché à six heures du matin , mais sans exercer leur activité commerciale», est-il souligné. Cette grève générale a été décidée lors d’une réunion tenue mardi 17 janvier et qui a coïncidé avec une série d’expulsions de commerçants. «Sur les 23 vendeurs concernés par cette décision d’expulsion, six ont déjà été expulsé.

La semaine dernière, cinq nouveaux commerçants ont reçu un avis pour quitter leur local. Cela est intervenu un jour seulement après la réunion que le ministre Mustapha Ramid a tenu pour la mise à exécution des instructions royales afin de lutter contre les mafias de spoliation foncière et de biens immobiliers. Il est à noter que l’actuel propriétaire du bien dit «Nicoals», la société immobilière Nejma a falsifié tous les documents pour se l’approprier. Notre association avait d’ailleurs adressé une plainte au roi Mohammed VI à ce sujet», souligne Abidar, président de ladite association, qui annonce, qu’en marge de cette grève générale, les vendeurs d’œufs tiendront un sit-in à l’intérieur du marché. Ce débrayage se jsutifie, selon le président, par le fait que les autorités compétentes de Casablanca n’ont pas accepté d’ouvrir une enquête sur «les falsifications ayant accompagné toute la procédure de la vente aux enchères du bien «Nicolas» qui abrite une partie du marché (23 commerçants)».

Les commerçants déplorent aussi l’«indifférence» des autorités locales, qui refusent d’ouvrir un dialogue avec eux sur l’avenir du Souk. «Cela fait plusieurs semaines que nous tenons des sit-in à l’intérieur du marché. Nous avons demandé aux autorités d’arrêter les expulsions jusqu’à l’ouverture d’un dialogue et de trouver des solutions. Mais, malheureusement, rein n’ a été fait», regrette Abidar.

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