Maroc

Main-d’œuvre : le Maroc exporte ses compétences

Face à une pénurie accentuée en main-d’œuvre qualifiée, l’Allemagne se tourne vers le Maroc pour bénéficier de son expertise afin de répondre aux besoins du marché. A cet effet, une rencontre a eu lieu avec l’ambassadeur allemand pour discuter de la mobilité professionnelle des Marocains.

C’est sur de bonnes bases que la coopération entre le Maroc et l’Allemagne reprend son élan. Et la mobilité professionnelle de la main-d’œuvre semble être une priorité, puisque l’Allemagne affiche une pénurie en matière de main-d’œuvre qualifiée dans plusieurs filières et régions. Et les métiers les plus touchés sont les métiers scientifiques et techniques ainsi que ceux de la santé. D’où l’adoption d’une nouvelle politique de migration, laquelle permet d’assouplir les procédures administratives pour la demande de visa.

Dans la même perspective, le gouvernement allemand facilite la reconnaissance des diplômes de la formation initiale et continue. C’est ce qui se dégage de la rencontre entre le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Youness Sekkouri, et l’ambassadeur d’Allemagne, Robert Dölger.

Ainsi, les deux parties se sont engagées à développer des canaux structurés pour explorer les opportunités de la mobilité professionnelle des Marocains vers l’Allemagne dans le but de répondre aux besoins du marché tout en respectant l’approche genre car l’inclusion économique des femmes, les jeunes sans emploi ni formation (NEETs) ont également fait l’objet des discussions bilatérales.

Parmi les sujets abordés figure la formation qui demeure un levier pour une meilleure intégration dans le marché de l’emploi même au niveau national. Les deux parties ont également évoqué les dispositifs d’accompagnement des candidats potentiels dont la mise en place d’un programme de renforcement de capacités en matière de langue et de culture.

Cette rencontre a également été l’occasion d’aborder l’accompagnement de la GIZ dans différents projets. Lesquels concernent le secteur de la formation professionnelle, la formation en milieu de travail et l’entrepreneuriat. Pour en discuter davantage, les deux parties se sont donné rendez-vous lors d’une autre visite le 21 mai prochain. Une date qui coïncide avec la signature de la première convention, en 1963, sur  la main-d’œuvre conclue il y a 60 ans. Probablement une commémoration qui aboutira à de nouveaux partenariats.

Modeste Kouamé / Les Inspirations ÉCO

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