Maroc

Made in Morocco. Chocolats, un savoir-faire signé CCC

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La Compagnie chérifienne de chocolaterie (CCC), à travers ses gammes Aiguebelle, Tentation et Mejora, réaffirme son engagement à développer des produits Made in Morocco.

La crise sanitaire de 2020 a permis de tirer plusieurs leçons pour l’économie marocaine, particulièrement pour les industriels. Tous les écosystèmes industriels ont été bousculés, en amont comme en aval. Le Maroc, de l’avis de tous, a très bien réagi et a pris les bonnes décisions au bon moment pour initier la relance de plusieurs filières, ainsi que le lancement et le développement d’industries de niche. «Nous avons vu cela pour les masques par exemple. En un temps record, le Maroc a pu devenir producteur et même exportateur de ce produit. L’industrie agroalimentaire marocaine dispose de tous les «ingrédients» pour jouer un rôle crucial dans l’émergence du Made in Morocco, réduire la dépendance aux importations, soutenir l’offre locale et en faire le moteur d’une croissance post-coronavirus durable», affirme Amine Berrada Sounni, directeur général de la Compagnie chérifienne de chocolaterie (CCC). En effet, selon lui, les opportunités et les potentiels ne manquent pas. La vision de la CCC est claire dans ce sens. Depuis plusieurs années, l’entreprise s’appuie sur la qualité et l’innovation pour alimenter le marché en produits 100% marocains. Ces deux volets sont les conditions sine qua non pour relever le défi du Made in Morocco. «Il faut innover dans l’offre, mais aussi dans les process et les approches marché, notamment à l’export. C’est d’ailleurs dans cette logique que la Compagnie chérifienne de chocolaterie a tenu à confirmer son engagement et à reconduire les investissements prévus. Nous y croyons fortement», détaille le directeur général. Ainsi, l’entreprise maintient son investissement de 300 MDH et sa vision 2021. Cette somme permettra à l’entreprise de poursuivre sa modernisation et de se lancer dans de nouveaux projets structurants durant les deux prochaines années.


Stratégie
La stratégie de CCC s’appuie sur trois grands axes pour lesquels l’entreprise investit en matière de production, mais aussi de communication et de R&D. Il y a d’abord Aiguebelle Professionnel, initiative à travers laquelle CCC soutient et forme tous les professionnels de la pâtisserie en développant leur know-how, pour les aider à proposer au consommateur marocain des produits à forte valeur ajoutée et à valoriser leur métier en améliorant leur rémunération. «Notre objectif est de «starifier» le chef marocain et de le faire connaître au Maroc et à l’étranger», explique le directeur général. Le deuxième axe concerne Aiguebelle Ma Pâtisserie, qui constitue un nouveau virage stratégique avec des implications industrielles pour l’opérateur. L’idée est d’accéder à la cuisine des ménages marocains en proposant des ingrédients et des solutions pour la pâtisserie faite maison dans un premier temps. Cet axe présente un grand potentiel de développement et de diversification à l’avenir, explique-t-on. Le troisième volet stratégique est l’axe Aiguebelle BtoC. Il s’agit d’une refonte de toute la gamme, avec une montée en gamme notable pour Aiguebelle et Tentation et une accélération de la gamme Mejora comme la marque de référence du value for money au Maroc.

Zoom sur la gamme Mejora
La marque Mejora est l’exemple parfait du produit purement marocain. Le chocolatier ambitionne de rendre les produits à base de cacao accessibles à tous à travers les différents produits et déclinaisons de la gamme. «Ce nouveau positionnement n’est pas anodin et est cohérent avec la demande actuelle des consommateurs, impactés par la crise économique. Mejora a été bien accueillie sur son segment de gamme et représente un produit incontournable sur le marché marocain en particulier, et africain en général», explique le directeur général. «La recette a été développée en interne avec la contribution de maîtres chocolatiers expérimentés et a été améliorée pour devenir un symbole d’innovation de la CCC sur le marché du chocolat accessible à tous. Cette gamme va naturellement se substituer aux produits d’importation low-cost de Turquie principalement, mais aussi d’Égypte, d’Algérie et des Émirats arabe unis. Elle permettra également de répondre à une demande qui était servie jusqu’à récemment par des produits de contrebande qui constituaient une menace pour la santé des consommateurs et qui avaient un impact non négligeable sur l’économie nationale», renchérit Berrada Sounni. La marque est érigée en porte-étendard commercial de la compagnie pour l’année 2020, comme les gammes «Tentation» ou «Ma Pâtisserie» en 2019. Cette diversification a permis à la CCC de conforter sa position sur le marché national et de participer au rayonnement du produit purement marocain. À ce titre, toutes ses marques sont des porte-drapeaux de l’industrie marocaine. Aiguebelle a ouvert la voie depuis plusieurs décennies déjà, et la marque a réussi à se développer au-delà des frontières nationales.
Les conditions de la réussite
La promotion du Made in Morocco est l’une des missions que s’est données le gouvernement pour la période post-crise, à travers plusieurs leviers pour encourager la production existante et inciter à la mise en place de nouvelles industries. Selon le management de CCC, les conditions pour réussir la mise en place de la marque sont multiples. «D’un côté, il faut créer une appétence chez le consommateur marocain pour les produits Made in Morocco, car le rôle du consommateur est essentiel à la réussite d’une telle stratégie», explique Amine Berrada Sounni. Justement, «le consommer marocain» est un acte citoyen, et les Marocains doivent être sensibilisés dans ce sens. D’un autre côté, «il faut proposer la meilleure offre produit possible, ce qui est le rôle des industriels, soutenus en cela par le gouvernement pour rehausser la qualité des produits marocains», assure le top management de CCC. Ainsi, il est important de développer et d’appuyer les écosystèmes par filière industrielle, et d’encourager les initiatives orientées à l’export pour renforcer et optimiser l’offre exportable nationale.

Les opérateurs travaillent depuis quelques mois avec le ministère du Commerce et de l’industrie sur plusieurs projets par filière pour la relance et l’accélération du marché intérieur, avec des fiches détaillées sur le potentiel par projet. Et justement, le chocolat en fait partie.

S.R.

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