Maroc

Les TPE auront leur norme

L’Institut marocain de normalisation souligne que son nouveau projet consiste en l’élaboration d’une norme regroupant l’ISO 9001 (qualité), l’ISO 14001 (environnement) et OHSAS 18001 (santé et sécurité au travail) dédiée aux TPE. L’Association des certificateurs marocains (ACM) n’a pas manqué de déplorer l’initiative de l’Imanor.


Un projet initié par Imanor, Institut marocain de normalisation, de créer une norme regroupant l’ISO 9001 (qualité), l’ISO 14001 (environnement) et OHSAS 18001 (santé et sécurité au travail) a suscité l’ire de l’Association des certificateurs marocains (ACM). Ces derniers déplorent que ce projet ne les ait pas associés et son risque de «ternir» l’image du Maroc en proposant une norme «light». Une accusation que réfute catégoriquement l’Imanor.

L’institution qui a pour mission de régir l’activité de normalisation, certification, accréditation, cherche, à travers cette initiative, à répondre à un besoin exprimé par des donneurs d’ordre. Les normes traditionnelles sont souvent conçues à la taille des grandes entreprises et multinationales, difficilement adaptables aux petites structures. D’ailleurs, même des pays à l’étranger disposent de normes adaptées aux petites entreprises. Quant à son non implication dans ce projet, l’Imanor précise que l’ACM n’est pas partie prenante directe de ce projet. «De plus ces commissions (d’élaboration des normes, sic) sont ouvertes aux experts. S’ils avaient demandé à l’intégrer, personne ne les aurait bloqués», explique un cadre à l’Imanor.

L’ACM, pour sa part, souligne dans son communiqué qu’elle «rappelle qu’un conseil supérieur réunissant, entre autres, les deux parties est institué par la loi et au sein duquel l’ACM préside la commission certification et que ce conseil ne s’est pas réuni depuis 3 ans». Imanor souligne que ledit conseil relève du ministère de tutelle et déplore à son tour la non tenue de ce conseil, tout en précisant qu’il s’agit d’une autre manche de travail.

Par ailleurs, le cadre de l’institut rappelle qu’avant de se lancer dans un projet, l’institut réunit sur une même table l’ensemble des parties prenantes (donneurs d’ordre et les producteurs à travers leurs associations ou les fédérations les représentant). Ce n’est qu’une fois ces parties sont d’accord que le projet est lancé. Et même après conception, une enquête publique est lancée pour que d’autres parties prenantes émettent leur opinion et soumettent leurs propositions. Plus encore, la norme une fois sortie, elle demeure volontaire, et n’est jamais obligatoire. Autrement dit, les TPE auront le choix d’opter pour cette nouvelle norme, qui devrait voir le jour d’ici la fin de l’année en cours ou de se faire normaliser pour chaque processus séparément.


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