Maroc

Législatives2016: L’Istiqlal et le RNI perdants

Le président du RNI, Salaheddine Mezouar./DR

Si les résultats des législatives 2016 ont conforté le PJD comme première force politique du pays, de même que le PAM, ils font ressortir un déclin de l’Istiqlal et du RNI. La réalité des chiffres…

Les élections législatives tenues vendredi au Maroc ont consolidé le Parti de la justice et du développement (PJD) sur la scène politique nationale. Le parti majoritaire du gouvernement sortant a en effet remporté 125 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants (98 sièges au titre des circonscriptions électorales locales et 27 sièges au titre de la circonscription électorale nationale).


Le PJD a ainsi remporté 18 sièges de plus par rapport aux 107 qu’il s’était adjugés lors des législatives de 2011. Un résultat qui le conforte dans la poursuite de ses réformes. Elles concernent notamment le budget, les retraites, le sort des catégories vulnérables, particulièrement les femmes divorcées, les veuves et les étudiants.

Le leader du parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat./DR

Autre parti ayant conforté son assise durant ces législatives : le PAM. Deuxième du scrutin, il a effectué un grand bond en avant, avec 102 sièges (81 sièges au titre des circonscriptions électorales locales, et 21 au titre de la circonscription électorale nationale). Il améliore ainsi sa position de sérieux concurrent par rapport aux législatives de 2011 durant lesquelles il avait remporté 47 sièges, soit la quatrième force politique au Parlement.

Chute de l’Istiqlal et du RNI

Cependant, la réalité est tout autre pour l’Istiqlal. En effet, après une confortable deuxième place en 2011 avec 60 sièges, il a été relégué au troisième rang, lors du scrutin de vendredi, avec 46 sièges seulement (35 sièges au titre des circonscriptions électorales locales et 11 au titre de la circonscription nationale).

Même sort pour Rassemblement national des indépendants (RNI) qui a perdu 15 sièges entre 2011 et 2016. Ce parti, qui avait fini troisième il y a cinq ans avec 52 sièges, s’est contenté de la quatrième place ce 7 octobre avec 37 sièges (28 sièges au titre des circonscriptions électorales locales et 9 au titre de la circonscription nationale).

Deux sièges de plus pour le MP

Par contre, le Mouvement populaire (MP) a amélioré son score de deux sièges par rapport à 2011, en remportant 27 sièges (20 au titre des circonscriptions électorales locales, et 7 au titre de la circonscription nationale).

À noter que les partis de la majorité sortante totalisent désormais 201 sièges, contre 209 au total en 2011, une situation qui, au regard des réalités mouvantes du paysage politique, laisse la porte ouverte à de multiples scenarios et de nombreuses éventualités lors des tractations sur la formation du prochain gouvernement.


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