Maroc

Législatives : Les 100 engagements de l’UC

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L’Union constitutionnelle (UC) a dévoilé, lundi à Casablanca, son programme électoral. La plateforme du parti qui a été présentée par son président, Mohamed Sajid, s’appuie sur une charte de 100 mesures traduites autour de quatre visions stratégiques ainsi qu’une feuille de route dédiée exclusivement à la lutte contre le chômage des jeunes. Des actions que le parti s’engage à mettre en œuvre dans les premiers 100 jours de son mandat en cas d’élection à la tête du gouvernement.


Le parti du cheval réaffirme son positionnement libéral qui fonde sa vision économique. De ce fait, pour l’UC, qui a dressé une situation peu reluisante de la situation économique du pays avec une croissance figée, il est nécessaire de chercher «une plus grande efficacité de la dépense, à travers une meilleure orientation de l’action publique et son champ d’intervention». Pour ce faire, le parti entend impulser une dynamique de croissance afin d’accélérer la création d’emploi. «Il s’agit d’une part de responsabiliser et impliquer les pouvoirs politiques à la décision publique en matière de finances publiques, d’autre part réformer les règles du jeu économique pour une réelle concurrence, et créer un cadre fiscal incitatif à l’investissement, au gain de compétitivité et à la consommation».

La vision économique du parti visera donc au renforcement de l’offre de financement pour les TPME, une refonte profonde du système fiscal, de même qu’une réforme du système de formation professionnelle ainsi que le développement d’un cadre favorable à la diffusion de l’innovation. Dans le même registre, l’UC s’engage à renforcer l’investissement public dans les infrastructures de la connaissance, la mise en place de passerelles institutionnelles et économiques entre le monde de la connaissance du public et celui du privé. Le parti du cheval entend, également, faciliter l’investissement productif, de relancer et de consolider le pouvoir d’achat des ménages à travers, par exemple, une réduction de la TVA sur les produits de première nécessité. En matière industrielle, la formation de Sajid entend impulser une nouvelle dynamique au secteur, à travers des mesures visant le passage d’une logique de sous-traitance industrielle à une logique de création de valeur et de richesse ainsi qu’à apporter un soutien significatif au secteur agricole à travers le renforcement du Plan Maroc vert (PMV).

Société
Des innovations en matière d’action sociale
En matière de vision sociale et sociétale, l’UC estime que l’État doit recentrer son action sociale, «vers plus d’innovation et vers une approche rationalisée afin de la rendre plus performante et protectrice auprès des populations les plus vulnérables mais surtout auprès de la jeunesse, garante de l’avenir du pays». Dans ce cadre, le parti s’engage à promouvoir l’emploi à travers l’élargissement du marché du travail. De même, l’UC entend réformer le système d’application des peines, de promouvoir l’innovation sociale et le soutien des cellules de cohésion sociales et aussi de redonner un élan opérationnel à la politique de la santé par le biais notamment de la mise en place d’une véritable couverture sanitaire universelle. Le parti du cheval s’engage aussi à prendre des mesures destinées à lutter contre l’exclusion et l’ostracisme social et en matière d’éducation, à mettre en œuvre le principe d’une «Éducation pour tous». En matière de politique dédiée à la jeunesse, l’UC s’engage à replacer cette importante frange de la société au cœur du développement du pays en promettant notamment la mise en place et la généralisation d’une «Carte Jeune» défiscalisée de la TVA, et qui favorisera l’accès à l’ensemble des services publics gratuitement et aux services privés à travers des réductions subventionnées.

Gouvernance publique
Un État fort dan la régulation
Sur le plan de la gouvernance publique, l’UC entend orienter son action vers l’instauration «d’un État fort régulateur et facilitateur qui permettra de libérer l’ensemble des énergies créatrices et de dépasser les peurs et les angoisses actuelles». Il s’agit, selon la vision du parti, de mettre en place une politique volontariste qui vise le renforcement des institutions de l’État, afin d’assurer un véritable cadre de confiance pour les particuliers et les entreprises. Pour ce faire, le parti du cheval prône la digitalisation complète des services publics en optant pour la mise en place de l’Open-Gov, le renforcement de l’E-Administration en veillant à recentrer les actions de l’État sur ses compétences essentielles. En plus de la poursuite de la mise en place des services publics en ligne et la dématérialisation des documents administratifs locaux, l’UC compte promouvoir des villes intelligentes et les innovations technologiques locales et le parti s’engage à démarrer des projets pilotes de «quartiers intelligents» avant d’élargir le programme aux zones urbaines.

Gouvernance  territoriale
Donner du sens à l’action citoyenne
Le dernier axe transversal de la vision de l’UC est relatif à la gouvernance des territoires. «Le système du pouvoir centralisé de l’État est à reconsidérer», estime le parti du cheval. Ainsi, sur le plan institutionnel, il faut tendre vers une décentralisation et une déconcentration effective des plans de développement et sur le plan politique, «la gouvernance doit intégrer désormais les citoyens dans la décision publique et tendre vers la participation citoyenne locale, seule garante d’une véritable démocratie». En somme, donner du sens à l’action citoyenne à travers une plus grande décentralisation et déconcentration des pouvoirs de l’État et à «penser le Maroc durablement». Les actions qu’entend mettre en œuvre le parti du cheval viseront, entre autres, à anticiper les changements climatiques et leurs impacts sur les territoires, à la valorisation de pôles urbains, métropoles et agropoles, à travers des plans d’aménagements urbains simplifiés ainsi qu’à la préservation de la biodiversité et la valorisation du patrimoine culturel national. D’autre part, le parti promet de mettre l’accent sur la diversification du bouquet énergétique en misant sur des énergies nouvelles et futures ainsi que la mise en place d’une véritable politique d’efficacité énergétique, telle que la valorisation des déchets ou les économies d’énergies dans les grands pôles urbains.  


Un «Agenda 16-21» pour l’emploi des jeunes
Au cœur du programme électoral, l’UC a inscrit, comme priorité, l’emploi des jeunes. «Plus d’un million de chômeurs recensés et chez les jeunes de 15 à 25 ans, deux sur cinq sont au chômage dans les villes» rappelle le parti qui ajoute qu’il ne s’agit-là que de «chiffres officiels, la réalité est certainement plus dramatique». Selon son président, «l’UC veut être le parti qui met l’emploi des jeunes au cœur de son programme». Pour ce faire, le parti du cheval s’engage à remettre le travail au cœur de l’action du prochain gouvernement. C’est dans ce cadre, qu’un programme électoral spécifique a été conçu, lequel programme comporte des mesures dédiées pour l’emploi des jeunes. Le programme intitulé «l’Agenda 16-21 pour l’emploi des jeunes» a été traduit en 10 propositions-chocs pour vaincre le chômage des jeunes. Il s’agit, entre autres, de la création d’un portail national de l’emploi, de la mise en place de mécanismes de suivi individualisé des chômeurs par internet ainsi que de contrat «Premier emploi», de la réglementation des stages, des contrats d’apprentissage et en alternance ainsi que des programmes d’accompagnement spécifiques pour les décrocheurs, à travers une école de la 2e chance ou la réforme de l’Anapec. Tout comme le programme électoral du parti, «l’Agenda 16-21 se veut une feuille de route claire, et l’UC est résolument engagée à la défendre et la déployer dès les 100 premiers jours du gouvernement», a promis Sajid.

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