Maroc

Le Maroc doit-il avoir peur du virus « Nipah » ?

Un chercheur marocain donne des précisions sur le virus «Nipah» qui alimente l’actualité, et les inquiétudes aussi, depuis quelques jours.

L’actualité est encore fortement dominée par le nouveau coronavirus, et les inquiétudes sur les stocks de vaccins dédiés et leur efficacité battent encore leur plain, qu’un nouveau virus est venu s’ajouter à la donne. Il s’appelle «Nipah» et fait beaucoup parler de lui actuellement, de par le monde. Selon les premières informations disponibles, sa virulence n’a rien à envier à la Covid-19, au contraire, elle serait même bien plus grave. Y a-t-il lieu de paniquer? Le Dr Tayeb Hamdi, chercheur en politiques et systèmes de santé, exprime d’emblée son étonnement quant à la tournure que prend la propagation d’informations relative à «Nipah».

L’expert souligne qu’il s’agit là d’un vieux virus, connu depuis vingt ans. «Je ne sais pas pourquoi tout ce buzz autour de ce virus et pourquoi on cherche à alimenter ce climat d’anxiété parmi la population, alors que le virus est très ancien et ne mérite pas toute cette peur», a-t-il assuré dans une déclaration à nos confrères de «Le Site info». Selon le praticien, l’origine de ce vent de panique est la publication dans une revue médicale d’une étude sur les virus qui pourrait constituer un danger pour la santé mondiale et pour laquelle les laboratoires internationaux n’ont pas encore mené de recherches pour trouver des médicaments ou des vaccins. Et le Dr Hamdi de poursuivre que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère le virus «Nipah» comme l’une des dix maladies les plus dangereuses pour la santé mondiale car elles n’ont pas fait l’objet de recherches. Il explique aussi que ce virus se transmet de l’animal à l’homme, de l’homme à l’homme et il peut également être transmis par les fruits. Concernant les symptômes, ce virus ne diffère pas des autres virus qui causent des maladies respiratoires, comme le coronavirus, la grippe ou d’autres. Son taux de mortalité varie entre 40 et 75%, a indiqué ce chercheur qui fait remarquer que ce virus est apparu dans certains pays d’Asie et a été circonscrit.

Sofia Zaoui / Les Inspirations Éco

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