Maroc

Le gouvernement El Othmani entre le marteau et l’enclume

Abonnez vous pour lire tout le contenu de votre quotidien Les Inspirations Eco

Pour se rattraper, le Conseil de gouvernement présidé jeudi par Saad Eddine El Othmani a décidé de griffer les instructions royales au programme du gouvernement. Obligé d’agir après ce discours «très sévère» du roi Mohammed VI lors de la fête du Trône, le gouvernement El Othmani veut sauver la mise.


Le Conseil de gouvernement du 3 août a décidé de faire appliquer les conclusions tirées du discours royal via six mesures. Pour le politologue et universitaire, Mustapha Sehimi, ce gouvernement qui a été nommé le 5 avril, a «attendu plus de 4 mois pour décider d’agir et traduire en mode opératoire, les axes qu’il avait annoncés dans son programme».

Loin de convaincre, cette décision selon le politologue Mustapha Sehimi «suscite plusieurs interrogations, notamment, sur la capacité de ce gouvernement à être impulsé par sa propre dynamique puisqu’il fallu un tableau critique du roi pour ce cabinet avant de décliner des mesures et de réformes».

Le constat d’échec implique par la même occasion, la majorité parlementaire d’après Sehimi. «Cette majorité parlementaire qui n’a pas su attirer l’attention sur les insuffisances et les dysfonctionnements».

Si le gouvernement demeure dans une situation inconfortable, l’opposition, en revanche, est réconfortée. «Le discours réconforte les attitudes de l’opposition. L’opposition qui depuis des années insistait sur le fait que les politiques menées et par le précédent gouvernement et par ce nouveau depuis 4 mois, ne sont pas efficientes», souligne Sehimi.

Pour Sehimi, le discours donne raison, parmi d’autres, à l’Istiqlal «qui avait justifié sa sortie du gouvernement en juillet 2013 par le fait que la politique de Benkirane n’était pas une politique répondant aux attentes des citoyens et qu’il avait du retard dans le rythme».

Loin de ceux qui veulent se voiler la face plus proche de ceux qui mettent le doigt là où il fait mal, notre politologue explique le Maroc vit aujourd’hui «la crise la plus sérieuse depuis 18 ans».

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page