Maroc

Intermédiaires en assurances : les professionnels attendent du concret

Les nouvelles conditions d’accès à la profession d’intermédiaire d’assurances, le projet de refonte du traité de nomination, la digitalisation, la souscription pour le compte d’autrui, le livre IV… Ce sont là autant de chantiers en cours au niveau de la profession des intermédiaires d’assurances. 

Lors de la 6e édition de la Rencontre annuelle des agents et courtiers d’assurances, Farid Bensaid, président de la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurance au Maroc (FNACAM), a appelé à plus d’engagement de la part des acteurs du secteur des assurances pour faire avancer la profession des intermédiaires.

En effet, TVA, retenue à la source, digitalisation, livre IV…, plusieurs chantiers demeurent encore inachevés au niveau de cette activité, au vu des enjeux et défis actuels auxquels sont confrontés les intermédiaires d’assurance et des solutions recommandées dans un marché en pleine mutation. Il faut dire que la refonte du livre IV du Code des assurances a été au cœur des débats.

Très attendu depuis plusieurs années, le projet a été repris par le régulateur du secteur, l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS). Justement, depuis quelques mois, une commission mixte composée de représentants de l’Autorité et de représentants du ministère chargé des Finances travaille sur le sujet. Aujourd’hui, cette commission a entamé la phase de rédaction de la loi.

Elle tient des réunions à un rythme très soutenu (2 fois par semaine) et s’est fixé comme objectif d’aboutir à un projet stabilisé d’ici la fin de l’année. Dès le parachèvement du projet, l’ACAPS lancera les consultations avec les différentes parties prenantes. Chez les intermédiaires d’assurances (agents généraux et courtiers en assurances), il est également question de leur ouvrir la possibilité d’exercer de nouvelles activités pour diversifier leurs sources de revenus.

Aujourd’hui, un intermédiaire d’assurances ne peut exercer dans son local que deux activités: correspondant d’une société de financement ou représentant d’une entreprise d’assurances et de réassurance étrangère pour la gestion et le règlement des sinistres automobiles.

«L’idée est de vous permettre de proposer des services de paiement, transfert de fonds, paiement des factures, recouvrement des taxes et impôts, mais aussi la gestion de sinistres pour compte et certains services administratifs. À titre d’exemple : dossiers maladie pour le compte de la CNSS, ou demandes de permis de conduire et carte grise pour Narsa». C’est en tout cas ce qu’a annoncé le président par intérim de l’ACAPS, Othman Khalil El Alamy.

A travers cette ouverture, il est attendu un impact positif sur la situation matérielle des intermédiaires d’assurance, dans la mesure où il s’agit de services rémunérés. Mais au-delà de cet aspect, l’ACAPS estime que cette ouverture va, à minima, permettre à la profession une valorisation de son expertise et une dynamisation de son apport dans des chantiers importants pour le pays, tels que la stratégie nationale d’inclusion financière et l’élargissement de la protection sociale.

Sanae Raqui / Les Inspirations ÉCO

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