Maroc

Grève des médecins : la lutte se poursuit

La lutte se poursuit pour les médecins du secteur privé qui revendiquent principalement la suppression de la retenue à la source qui met à mal leur trésorerie. Jugé réussi, un autre mouvement est dans le pipe. Et le Collectif des médecins envisage de mener «le combat» jusqu’à ce qu’il soit entendu. 

Le Collectif des médecins du secteur privé ne compte pas courber l’échine. Après un deuxième sit-in tenu le 15 décembre dernier et une grève de 24 heures, les médecins continuent sur la même lignée et affirment leur position surtout après la réussite du mouvement de contestation. En effet, selon le Collectif des médecins du secteur privé, c’est l’adhésion qui détermine la réussite de la manifestation. Il s’avère que le sit-in a connu l’adhésion de près de 80% des médecins opérant dans le privé.

Statu quo
Toutefois, en dépit des protestations, le ministère de tutelle n’a toujours pas prêté une oreille attentive à leur revendication. Ainsi, le collectif envisage d’organiser un autre mouvement dans les jours qui viennent et insiste sur les mêmes revendications, car il estime que c’est une histoire de quelques mois avant d’assister à une «hécatombe» des cabinets privés, si rien ne change.

A noter que les médecins du privé réclament la suppression de la retenue à la source qui vient alourdir les charges supportées, ce qui impacterait fortement leur trésorerie. Ne pouvant plus supporter cette pression fiscale, bon nombre de cabinets mettront la clé sous le paillasson, selon les allégations de la corporation.

D’ailleurs, il nous a été confié que certains médecins prévoient d’ores et déjà des alternatives telles que migrer sous d’autres cieux. En effet, il faut signaler que plusieurs pays, notamment européens, cherchent activement des médecins étrangers. D’ailleurs, la France a opté pour la création d’une carte de séjour spécifique aux professionnels de santé en raison de la pénurie de médecins et des difficultés de recrutement.

Cette disposition, qui facilite l’accès des professionnels étrangers, sera présentée devant le parlement français en janvier 2023 dans le cadre du projet de loi sur l’immigration. Elle permet également à ces praticiens étrangers de pratiquer dans de meilleures conditions. Il faut dire que plusieurs pays européens sont prêts à tout pour combler le vide. Le Maroc est également en train d’opérer une étape cruciale dans le secteur de la santé ainsi que l’élargissement de la couverture sociale et aura besoin plus que jamais de toutes ses ressources aussi bien du secteur public que privé.

Maryem Ouazzani / Les Inspirations ÉCO

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