Maroc

Fonds d’équipement communal. Succès de l’émission obligataire de 2 MMDH

Le montant souscrit dans le cadre de cette opération s’élève à plus de 2,07 MMDH, alors que la levée visait un encours de 2 MMDH. L’émission marque ainsi le démarrage du nouveau programme d’emprunts de 9 MMDH, autorisé par son conseil d’administration en mai 2019.

Le Fonds d’équipement communal (FEC) vient de clôturer, avec succès, l’émission obligataire d’un montant de 2 MMDH, dont la souscription a eu lieu du 14 au 16 décembre 2020 inclus. Le montant souscrit dans le cadre de cette opération s’est élevé à 2,07 MMDH.


Le montant servi à l’issue de l’allocation a porté sur des obligations ordinaires non cotées à taux de 2,25% révisable annuellement à compter du 31 mars 2022, d’une maturité de 15 ans et 104 jours. À travers cette émission, la banque chargée du financement des collectivités territoriales entame son nouveau programme d’emprunts obligataires de 9 MMDH. Il fait suite aux six emprunts obligataires réalisés entre 2012 et 2018, cumulant un montant global de 8 MMDH. Le recours au marché obligataire reste pour le FEC le moyen de financer son activité, de diversifier ses sources de financement à long terme et de poursuivre l’optimisation des coûts dudit financement. Ces émissions obligataires s’inscrivent, en effet, dans le cadre de la politique de financement adoptée par le fonds, privilégiant le recours aux ressources long terme, offertes par le marché obligataire en adéquation avec les maturités des prêts accordés à la clientèle.

Les besoins de financement en hausse
Il faut dire que l’évolution favorable de l’activité de crédit du FEC, ces dernières années, s’est naturellement traduite par une augmentation du niveau des décaissements et des besoins de financement lesquels ont nécessité une mobilisation croissante de ressources. Cette croissance sera maintenue au cours des prochaines années, au vu des grands chantiers de développement des collectivités territoriales, principalement les régions, lancés à l’échelle nationale.

À la fin septembre 2020, les engagements de prêts du FEC ont atteint 2,85 MMDH. Ces derniers concernent principalement le financement des programmes de mise à niveau des villes et de développement urbain, ainsi que le désenclavement routier, à travers la construction d’infrastructures routières et dont 51% du montant entrait dans le cadre du Programme de réduction des disparités territoriales et sociales (PRDTS) en milieu rural. Ces engagements de prêts ont par ailleurs porté sur la réalisation de projets visant le renforcement de la lutte contre la précarité sociale, notamment à travers l’amélioration de l’accès aux soins. Les décaissements de prêts, quant à eux, ont atteint sur la même période, 2,42 MMDH, en repli par rapport à la même période de l’année dernière. Ce qui s’explique notamment, selon le FEC, par le glissement temporel dans la réalisation de certains projets financés par l’institution. La banque anticipe, par ailleurs, que les décaissements au titre de l’année pleine 2020 seraient de moindre intensité que celle observée en 2019, conséquence de la conjoncture actuelle.

Un taux de recouvrement maximal
Ceci étant et en dépit du contexte, le PNB du FEC est resté bien orienté. Il s’est établi à 457 MDH au 30 septembre 2020, en progression de 12%. Cette performance résulte de la bonne tenue de l’activité, du niveau de recouvrement ainsi qu’une optimisation continue du coût des ressources mobilisées. Le taux de recouvrement au titre des 9 premiers mois de l’année 2020 serait à 98%. «Toutefois, ce niveau de recouvrement ne présage nullement du taux de recouvrement relatif aux trois prochains mois de l’année 2020.

L’évaluation de l’impact de la pandémie sur le portefeuille de la banque est effectuée en permanence et les mesures appropriées seront préconisées afin d’atténuer les conséquences sur les comptes de l’institution», souligne la banque qui affirme qu’aucune provision pour risques généraux relative à cet évènement n’a été constatée à date. L’endettement financier du FEC, quant à lui, a atteint plus de 20 MMDH au 30 septembre 2020, lequel est constitué principalement de ressources mobilisées sur le marché financier intérieur, notamment à travers les emprunts obligataires qui représentent plus de 36% du volume global. 

Aïda Lô / Les Inspirations Éco

 

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