Maroc

Financement : comment soigner les hôpitaux du Maroc ?

Les défis auxquels le système sanitaire marocain fait face ne sont pas seulement d’ordre sanitaire. Alors que le budget du ministère de la Santé semble atteindre ses limites, la question de la recherche d’autres leviers de financements innovants se pose aujourd’hui avec acuité.

Khadim Mbaye / Les Inspirations Éco


Dans son discours du Trône de juillet dernier, le roi Mohammed VI a fait savoir que le moment était venu de lancer, au cours des cinq prochaines années, le processus de généralisation de la couverture sociale au profit de tous les Marocains. Le Souverain a préconisé le déploiement progressif de cette opération à partir de janvier 2021, selon un programme d’action précis. «Celui-ci devra porter, en premier lieu, sur la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et des allocation familiales. Il sera ensuite étendu aux autres couvertures sociales que sont la retraite et l’indemnité pour perte d’emploi», a indiqué le roi. L’ambition est claire: ce projet qui requiert une réforme rigoureuse des systèmes et programmes sociaux déjà en place, notamment à travers l’opérationnalisation du Registre social unifié (RSU) doit profiter directement et pleinement aux bénéficiaires. En effet, une partie de la population marocaine peine encore à accéder à des soins adéquats alors que les défis auxquels le système sanitaire marocain fait face ne se comptent plus sur les doigts d’une main.

Double charge de morbidité
En haut de la liste, trône la transition épidémiologique. «Nous sommes un pays émergent où on assiste sur le plan sanitaire une double charge de morbidité aussi bien des maladies transmissibles comme la tuberculose et les hépatites virales, entre autres maladies émergentes ou ré-émergentes, et celles non transmissibles», expliquait Abderrahman Maâroufi, épidémiologiste et DG de l’Institut Pasteur, lors d’une récente rencontre organisée par le ministère de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration et l’Association pour la fondation internationale de finances publiques (FONDAFIP) sur le thème du financement de la santé au Maroc. Une récente enquête selon laquelle plus de 80% des causes de mortalité dans le pays sont liées aux maladies non-transmissibles et que 21% de la population ont au moins une maladie chronique, confirme les dires du patron de l’Institut Pasteur. «Il va falloir repenser la charge de morbidité qui conditionne les modes de financement de notre système de santé du Maroc et dépenses sanitaires», renchérit Abdelouahab Belmadani, directeur de la Planification et des ressources financières au ministère de la Santé…………………………………….

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