Maroc

Fès : l’USMBA se penche sur la sécurité en médecine nucléaire

La sécurité nucléaire et radiologique fait désormais partie du champ de recherche de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès. Dernièrement, l’université a réuni un parterre d’experts et de chercheurs pour débattre des problématiques de l’utilisation du nucléaire dans le secteur de la santé.

L’Université Mohammed Ben Abdellah (USMBA) de Fès a organisé, dimanche 11 avril, en partenariat avec l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques (AMSSNuR) et le Centre d’études, de recherche et de dialogue public, une conférence de sensibilisation intitulée «Nucléaire et Santé». Une occasion pour fournir aux participants une compréhension de l’utilisation sûre et sécurisée des techniques nucléaires et radiologiques dans le domaine médical, de ses multiples bienfaits et de ses risques. Lors de son intervention, Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a mis l’accent sur l’importance de l’utilisation des techniques nucléaires, qui contribuent directement à neuf objectifs de la stratégie de développement durable. «Les techniques radiologiques font partie des méthodes les plus économiques et les plus respectueuses de l’environnement dans plusieurs domaines de recherche et sont donc de plus en plus prisées dans l’industrie», a-t-il précisé, avant d’ajouter que «les applications nucléaires joueront un rôle encore plus important en favorisant une industrie plus verte, en améliorant la protection environnementale et en augmentant la disponibilité et la qualité de l’eau».


L’expert en énergie atomique a également noté que le Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN) du Maroc est devenu le premier organisme nucléaire d’Afrique à collaborer avec l’AIEA dans plus d’un domaine des applications nucléaires en tant que centre collaborateur. En effet, de nombreuses applications des rayonnements ionisants (Rls) sont utilisées dans le domaine médical. Certaines d’entre elles servent à détruire les tissus affectés, notamment dans le cas de la radiothérapie pour le traitement du cancer, et d’autres à acquérir des informations utiles pour le diagnostic, notamment dans le domaine de la médecine nucléaire. Enfin, d’autres applications sont développées dans le cadre de travaux de recherche universitaires. Cette conférence a été également l’occasion de parler du rôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AlEA), de ses normes et orientations internationales, particulièrement de l’application des dispositions de ces normes pour assurer la protection des personnes contre les expositions résultant de l’utilisation des Rls dans les pratiques médicales. Bien que les normes de sûreté établissent une base essentielle pour assurer la radioprotection, il est nécessaire d’y incorporer des prescriptions plus spécifiques au niveau national.

Dans ce sens, la règlementation nationale prévoit des dispositions visant à garantir et à améliorer la radioprotection des travailleurs, des patients et des membres du public, et ce, dans le cadre des textes d’application de la loi n° 142-12, relative à la sûreté et à la sécurité nucléaires et radiologiques et à la création d’AMSSNuR. Lors de cette rencontre, des médecins et des représentants de la société civile exerçant dans différentes branches du secteur médical ont partagé des expériences pratiques mises en œuvre dans les sources de Rls, notamment en médecine nucléaire et en physique médicale. Rappelons que l’USMBA a signé récemment une convention de partenariat avec l’AMSSNuR pour la mise en place de plusieurs programmes de formation dans les domaines de la sûreté et la sécurité nucléaires et radiologiques. 

Mehdi Idrissi / Les Inspirations Éco

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