Maroc

Fermeture des écoles gülenistes : Quelles options pour les écoliers ?

Après que le ministère de l’Intérieur ait ordonné la fermeture des écoles du groupe scolaire Mohamed Al Fatih, les familles des 2.500 étudiants s’interrogent, avec angoisse, sur l’avenir de leurs enfants.

C’était prévisible. L’annonce faite par le ministère de l’Intérieur, jeudi 5 janvier, ordonnant la fermeture du groupe scolaire Mohamed Al Fatih en a froissé plus d’un. En plus des éléments formant l’équipe pédagogique et la direction du groupe, ce sont les élèves et leurs parents qui manifestent leur émoi, et de plus en plus bruyamment d’ailleurs. En cause, le temps qui leur a été imparti par le ministère de tutelle pour trouver une nouvelle école à leurs enfants. «Face au non-respect des avertissements du ministère de l’Éducation nationale […] pour remédier aux dysfonctionnements enregistrés, il a été décidé de fermer tous les établissements scolaires relevant de ce groupe dans un délai maximum d’un mois», explique le ministère dans son communiqué.

En clair, selon confirme une source au sein de l’Académie régionale de l’éducation, cela veut dire que si les parents ne réussissent pas à placer leurs enfants autre part une fois le mois écoulé, c’est l’État qui s’en chargera, n’en déplaise aux parents. Ces derniers refusent, naturellement, qu’on leur impose un établissement qui, selon leur grille de lecture, ne justifierait pas du même niveau pédagogique et n’offrirait pas la même qualité de services. Donc, ils se mobilisent de plus en plus contre cette décision.

Ainsi, et malgré les dispositions prévues pour sauver l’année scolaire des étudiants, ces mesures ne semblent en rien rassurer les parents dont certains de leurs fils et filles sont en classe de terminale, et qui se voient ainsi obligés de changer d’établissement -et de pédagogie par la même occasion- à un des moments les plus cruciaux de leur vie. Par conséquent, les 2.500 étudiants inscrits dans ce groupe, dont 2.470 sont marocains, seront ventilés entre les établissements scolaires qui voudront bien les intégrer en plein milieu de l’année scolaire, et avec toutes les conséquences qui y sont liées. De plus, le  ministère ne précise ni le nombre d’élèves effectivement concernés par cette redistribution, ni la manière avec laquelle ils seront «greffés» à des programmes déjà entamés.

Pour l’heure, les parents disposent d’un mois pour trouver une école pour accueillir leurs enfants, répondant à leurs exigences. Petit rappel des faits: les établissements scolaires dudit groupe ont été désignés par le ministère de l’Intérieur comme étant inaptes à poursuivre leurs activités. «Les investigations sur les établissements du groupe Mohamed Al Fatih, liés au Turc Fethullah Gülen, ont montré qu’ils utilisent le secteur de l’enseignement pour répandre l’idéologie de ce groupe et des idées contraires aux principes du système éducatif et religieux marocains», explique le ministère. Gülen a été désigné par le président turc, Recep Tayyip Erdogan, comme principal instigateur de la tentative de putsch du 15 juillet dernier, faisant de son mouvement une organisation terroriste s’appuyant sur un réseau d’écoles privées et d’entreprises pour étendre son influence.

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