Maroc

Exit le FMI ?

Ces derniers jours, deux déclarations ont probablement retenu l’attention des observateurs avertis. La première est de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). En visite au Nigéria, Christine Lagarde en a surpris plus d’un en criant haut et fort que la première puissance économique et démographique de l’Afrique n’avait pas besoin de l’assistance du FMI. Malgré la chute des recettes pétrolières, qui représentent les trois quart de son budget, le géant africain a su trouver la parade. Avant de dévaluer récemment sa monnaie, ce poids lourd de la CEDEAO avait déjà commencé à diversifier son économie en misant sur les services et l’industrie. Les temps sont durs mais le pays a encore les reins solides pour résister, ne serait-ce que provisoirement, à la tempête qui s’abat sur les détenteurs de l’or noir, dont le Maroc ne fait pas encore partie. En parlant du Maroc, nous faisons naturellement référence aux propos du ministre des Affaires générales, Mohamed El Ouafa. Dans une déclaration aux Éco, le responsable gouvernemental a indiqué que le royaume n’allait pas renouveler sa ligne de précaution et de liquidités octroyée par le FMI. Autrement dit : «L’économie marocaine n’a plus besoin d’une assurance contre d’éventuels chocs exogènes». En clair, l’économie se porte mieux ; le royaume ne craint pas vraiment les problèmes de liquidités et pourrait les affronter sans l’aide du FMI. En ce début 2016, ces deux nouvelles ont de quoi rassurer. Elles montrent que certains pays du continent font de leur mieux pour se soustraire ou ne pas tomber sous la dictature des bailleurs de fonds. Et c’est tant mieux ! 



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