Maroc

Diplomatie : le NMD présenté aux ambassadeurs

Le président de la commission spéciale sur le modèle de développement, Chakib Benmoussa a exposé aux ambassadeurs accrédités au Maroc les grandes lignes du NMD. Un modèle qui tend notamment à conforter l’ouverture du Maroc vers le monde et à diversifier le partenariat international.

Le Maroc est déterminé à provoquer le changement auquel il aspire, à travers l’implémentation des orientations du Nouveau modèle de développement (NMD). C’est le message clé qui se dégage de la réunion, tenue hier au siège du ministère des Affaires étrangères, entre Chakib Benmoussa qui était accompagné de quelques membres de la commission qu’il préside et les ambassadeurs accrédités au Maroc.


La rencontre est importante à plus d’un titre. Tout d’abord, elle a permis de mettre l’accent sur les priorités du Maroc, tant au niveau interne qu’extérieur. Ensuite, elle était l’occasion de répondre à certaines questions en suspens des diplomates dont certains ont mis l’accent sur le défi de la mise en œuvre de la nouvelle vision stratégique. Fort de ses nouveaux objectifs à l’horizon 2035, le Maroc tient à présenter l’image d’un pays qui veut et, surtout, peut se moderniser et atteindre le degré de développement souhaité dans les années à venir. Le chemin n’est, certes, pas semé de roses, comme en témoignent les multiples dysfonctionnements relevés dans le rapport. Mais, l’ambition est au rendez-vous grâce, d’une part, à la mobilisation de l’ensemble des acteurs autour du nouveau modèle et, d’autre part, aux potentialités du Maroc qui devront lui permettre d’entamer un nouveau cap et de rendre les objectifs accessibles, comme l’a laissé entendre Chakib Benmoussa tout au long de sa présentation.

Le Maroc n’entend pas uniquement changer de modèle de développement, mais il aspire à installer «un nouveau mode de développement» qui puisse s’adapter aux transformations à l’échelle internationale et qui permette aux décideurs d’aller de l’avant, et de rectifier le tir, le cas échéant. Le NMD prend en considération les exigences nationales sur le plan socio-économique, mais aussi internationales. Les diplomates semblent porter de l’intérêt à ce nouveau modèle qui sera bientôt implémenté et qui vise notamment à conforter l’ouverture du Maroc sur le monde et à accélérer son développement via le renforcement du partenariat international. La diversification du partenariat est, en effet, on ne peut plus essentielle dans le cadre du NMD. Pour atteindre les objectifs escomptés, il faut redresser les dysfonctionnements qui ont été constatés et qui freinent le rythme de mise en œuvre des objectifs fixés.

À ce titre, le rapport du NMD dresse quelques lacunes qu’il faudra combler d’urgence. À titre d’exemple, en dépit de quelques premières collaborations notamment pour la participation au programme ELITE, «le partenariat annoncé avec le London Stock Exchange ne semble pas avoir produit les résultats escomptés en termes de développement du marché financier et régional».

Pourtant, l’ambition du Maroc est grande dans ce domaine. Aussi, la révision du partenariat d’ordre économique et financier s’impose-t-elle, selon les conclusions de la commission du NMD, en vue «de lui donner plus de substance ou bien d’établir de nouveaux partenariats internationaux stratégiques, axés sur des résultats». À cela, s’ajoute la nécessité de renforcer la couverture du Maroc par les agences de recherche et de notation financière pour améliorer sa visibilité à l’international. Outre le volet économique et financier, le Maroc, fort de son positionnement et de son histoire, mise aussi sur le renforcement du partenariat stratégique multilatéral ou bilatéral pour renforcer plusieurs dimensions de coopération: la paix, la sécurité, la lutte contre le changement climatique, le renforcement du dialogue des civilisations…

Jihane Gattioui / Les Inspirations Éco

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