Maroc

Clubs de sport au Maroc: quelles solutions pour ne pas fermer ?

Le cabinet d’étude Havas a publié une étude concernant l’impact de la Covid-19 sur l’industrie du sport et du fitness au Maroc. Quelques acteurs du marché se sont réinventés pour contrer les effets de la crise.

Jamais le monde du sport et du fitness n’avait connu de période de crise telle que celle qu’il traverse depuis le début de la crise sanitaire. Tout est à l’arrêt ! Les événements sportifs ont été annulés et les clubs de sport ont été contraints de fermer, petit à petit, partout dans le monde. Le cabinet Havas, qui s’est intéressé à ce marché, a réalisé une étude détaillant l’impact de la Covid-19 sur cette activité au Maroc. Suite aux décisions de confinement, les recherches Internet, au niveau mondial, autour du home workout sont montées en flèche, témoignant d’un intérêt grandissant pour le sport à domicile. Certaines tendances mondiales du fitness ont émergé, comme le fitness à la demande ou en direct sur Internet, l’utilisation d’applications de fitness ou encore d’objets connectés pour suivre ses performances. «Au Maroc, beaucoup de clubs ont surfé sur la tendance digitale et ont proposé des coachings en ligne. Cependant, ils se sont très rapidement essoufflés, démontrant que la constance est plus importante que l’intensité», explique le cabinet dans son étude.


Arrêt total
Dans la plupart des pays européens, le déficit moyen enregistré par les salles de sport au 2e trimestre 2020 s’est élevé à 65%. Au Maroc, les clubs et salles de sport ont été contraints de stopper leur activité le 14 mars. Suite à l’augmentation des cas de Covid-19, les autorités ont ordonné une nouvelle fermeture le 24 août. À Casablanca, les clubs n’ont toujours pas été autorisés à rouvrir leurs portes. Les opérateurs du secteur agonisent et tirent la sonnette d’alarme à propos des 10.000 emplois et plus qui sont aujourd’hui menacés. L’arrêt d’activité de tout l’écosystème du fitness et de la remise en forme a été l’occasion, pour les professionnels, de mener une réflexion sur la nécessité de s’organiser dans le cadre d’une entité. Le porte-voix de la profession, l’Association marocaine des professionnels de l’industrie du fitness et de la remise en forme (AMPIF), qui compte déjà plus de 70 clubs répartis sur tout le territoire national, n’a eu de cesse de demander la réouverture des salles. En septembre dernier, l’AMPIF réitérait sa doléance en demandant «la réouverture des salles de sport dans les plus brefs délais, et nous nous engageons ainsi à assurer une relance de l’activité conditionnée par le respect des mesures de prévention sanitaire et des règles d’hygiène».

Alternatives
Depuis le début du confinement, les opérateurs ont tenté de réfléchir à des alternatives. En effet, de nombreuses salles de sport ont rebondi et proposé des cours de coaching en ligne à travers des plateformes digitales (lives Instagram, Facebook, WhatsApp, Zoom…). Elles ont même procédé au lancement de cours outdoor pour continuer à respecter les mesures sanitaires. Toutefois, la plupart de ces actions n’ont été menées que pendant la première phase de confinement. «Les clubs sont quasi inexistants depuis fin août, et très peu ont poursuivi les initiatives mises en place au départ», déplore Havas dans ce sens. Ce dernier a analysé le cas d’un acteur national opérant sur Casablanca, qui a pu tenir bon en poursuivant son développement même pendant la crise. Sa recette ? Selon les données fournies par Havas, ledit club a tout simplement réadapté son offre de services. Il a, entre autres, mis en place des services de coaching en ligne, des entraînements outdoor, et en a profité pour élargir son activité principale à la location et vente d’équipements sportifs, l’organisation de team buildings autour de la santé et du bien-être pour les entreprises, et le lancement d’une nouvelle formation pour apprendre à mieux s’entraîner seul.

Sanae Raqui / Les Inspirations Éco

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