Maroc

Ce qu’il faut retenir du grand oral d’Akhannouch devant les députés

Un gouvernement pleinement mobilisé afin de traduire, malgré un contexte difficile, de manière concrète l’impact des politiques publiques sur le quotidien des familles marocaines, en termes de pouvoir d’achat, de santé, de scolarité pour ses enfants etc…

3 messages principaux :

  • Le gouvernement veille à concrétiser tous ses engagements et l’impact des mesures prises est concret au sein de chaque foyer et ménage,
  • Le gouvernement s’emploie à jeter les bases du civisme fiscal et de la gouvernance de l’investissement, afin de consolider les valeurs de la cohésion sociale,
  • Le gouvernement, malgré les difficultés, demeure optimiste quant à la consécration du Maroc du progrès et de la dignité

3 axes de l’action gouvernementale

  • Consolidation des fondements de l’Etat social,
  • Renforcement de l’économie au profit de l’emploi
  • Réforme de l’administration pour améliorer la gouvernance de la gestion de la chose publique

Dans le cadre de la loi de finances au titre de l’année 2023, le gouvernement met en place 10 mesures phares visant à la protection et l’amélioration des conditions de vie de nombreuses composantes de la société marocaine avec :

  • Des mesures visant les ménages les plus vulnérables,
  • Des mesures visant la classe moyenne,
  • Des mesures dédiées aux salariés des secteurs public et privé, les travailleurs non-salariés et les retraités
  • Des mesures à destination de tous les ménages marocains avec l’amélioration de l’offre en prestations de santé, de la qualité de l’école publique et de l’accès au logement
  • Des mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat des ménages pour faire face aux retombées des crises extérieures
  • Le programme gouvernemental comprend des mesures à portée sociale visant en 1er lieu les familles les plus précaires

La généralisation de l’assurance maladie est une priorité, il est à ce titre de nouveau inscrit dans le PLF 2023 : objectif de permettre, dès le 1er déc. 2022, à 4 millions de familles en situation de vulnérabilité de bénéficier du régime unifié d’assurance maladie

Une seule priorité : garantir l’accès de tous au régime de l’AMO, en ligne avec le calendrier royal : fin 2022 pour mise en œuvre d’un régime unifié d’assurance maladie de base pour toutes les familles marocaines permettant d’accéder au même panier de soins que les salariés du public

Allocation, au titre de 2023, d’un budget de 9.5 MM DH destinés à la prise en charge des cotisations au régime de l’AMO des personnes en incapacité de paiement

Prise en charge, par l’Etat, de l’ensemble des dépenses relatives au traitement et à l’hospitalisation dans les établissements de sante publics, notamment en ce qui concerne les maladies chroniques et coûteuses

Mobilisation de ce gouvernement afin d’assurer aux personnes identifiées par le RSU comme étant en incapacité de paiement de bénéficier de l’AMO de base à la charge de l’Etat

Ainsi, en intégrant les ex- Ramed et les « non-salariés exerçant une activité privée », ce gouvernement aura réussi à mettre en œuvre la vision royale ambitionnant de porter le taux de couverture de 42 à 100 %

Le gouvernement, d’ici fin 2023, conformément au calendrier royal, généralisera l’aide directe sous forme d’allocations familiales, aux familles identifiées comme répondant aux critères fixés, afin de contribuer à des conditions de vie dignes pour ces familles

Objectif : faire bénéficier de ces aides directes plus de 7 millions d’enfants issus de familles vulnérables et 3 millions de familles sans enfants en âge de scolarisation

« Nous avons toujours été favorables à l’aide directe, tant qu’elle n’est pas animée par « des visées politiques ou électorales », en droite ligne des orientations de Sa Majesté Le Roi, que Dieu l’Assiste, soulignant que la portée du registre social « dépasse de loin le cadre d’un programme gouvernemental pour un seul mandat et va au-delà d’une vision attribuée à un département ministériel, à un acteur partisan ou à un acteur politique »

L’accélération de la cadence de travaux en vue de sortir le RSU à horizon 2023 au lieu de 2025 permettra la mise en place d’aides directes sans autre critères que celui du mérite, « ne laissant aucune latitude à la réalisation de bénéfices personnels ou électoraux »

  • Le PLF contient des dispositions visant à protéger les travailleurs non-salariés des aléas de la vie

Le gouvernement a ouvert la voie pour l’intégration dans le système de l’AMO à 3 millions de citoyens appartenant à la catégorie des travailleurs non-salariés et leurs ayant droits moyennant une cotisation solidaire, en ligne avec leur niveau de revenus, leur donnant accès au même panier de soins et même conditions de remboursement que les fonctionnaires et salariés du privé

Le gouvernement, en plus de la généralisation de la protection sociale à destination des travailleurs non- salariés, a pris une série de mesures visant à protéger cette catégorie, dont :

  • Mise en place, conformément aux Hautes Directives Royales, d’un programme exceptionnel de soutien aux agriculteurs afin de faire face aux effets de la sécheresse, d’un montant de 10 MM DH
  • Mise en place plan d’urgence et de soutien au secteur touristique pour un montant de 2 MM DH
  • Mise en place d’un soutien aux transporteurs pour amoindrir l’impact de la hausse des prix des carburants à l’international et protéger le pouvoir d’achat des citoyens
  • Soutien des petites entreprises et activités artisanales avec la mise en œuvre de la stratégie nationale pour l’accélération de l’inclusion financière des femmes, des jeunes, des zones rurales et des petites entreprises
  • Le PLF intègre des mesures pour améliorer les revenus des salariés et renforcer leur pouvoir d’achat

Conscient de l’importance du dialogue social pour protéger les travailleurs, le gouvernement veillé, dès son investiture, et en accord avec les partenaires sociaux, à sortir le dialogue social de son immobilisme

Signature le 30 avril d’un accord social institutionnalisant le dialogue social avec les centrales syndicales les plus représentatives, la CGEM et la COMADER : engagement sur un certain nombre de mesures permettant de soutenir le pouvoir d’achat de la classe moyenne :

  • Concernant les salariés du secteur privé, et conformément aux engagements du gouvernement, le SMIG a été augmenté dans le secteur privé de 5% en septembre 2022 et une augmentation supplémentaire de 5% a été convenue avec les partenaires sociaux pour l’année 2023, ce qui représente une augmentation annuelle de salaire estimée à 3 200 dirhams.
  • Il a également été procédé à une augmentation de 10% du SMAG, et ce dans la perspective d’un alignement du SMIG et du SMAG à l’horizon 2028.
  • Prise en compte doléances partenaires sociaux dans le cadre du 2ème round du dialogue social avec des mesures fiscales bisant à alléger le poids de l’impôt sur les revenus de la classe moyenne dont les salaires sont compris entre 4 500 et 30 000 DH mensuels pour un coût pour l’Etat de 2MM DH.

« Cette mesure permettra par exemple d’améliorer le revenu des salariés dont le salaire net se situe entre 4 500 et 9 000 DH par un revenu supplémentaire annuel allant de 900 à 2 250 DH »

  • Le PLF comprend également nombre de mesures visant à l’amélioration du revenu des fonctionnaires du secteur public
  • Un allègement de l’impôt sur le revenu en fonction du niveau du salaire mensuel, sachant que les faibles revenus sont exonérés de l’IR ;
  • Une augmentation du SMIG dans le secteur public à 3500 Dh, soit environ + 140 Dh mensuels ;
  • La suppression de l’échelle 7 afin de permettre aux fonctionnaires de passer directement de l’échelle 6 à l’échelle 8 ;
  • L’augmentation du quota de promotion dans l’échelle à 36% au lieu de 33 % ;
  • Le maintien de la totalité du salaire des fonctionnaires bénéficiant d’un congé de maladie de moyenne et longue durée ;
  • Une revalorisation des allocations familiales, à l’instar des salariés du secteur privé, de 36 Dh à 100 Dh pour les 4eme, 5eme et 6eme enfants.
  • Le gouvernement a alloué, au titre de l’année 2022, 8 MM DH au titre du règlement des arriérés (rattrapage des avancements des fonctionnaires au titre des années 2019 et 2020)
  • En application du programme gouvernemental, le PLF contient des mesures visant à améliorer le revenu des retraités et les conditions d’éligibilité au régime des retraites
  • Révision des conditions d’accès à la pension de vieillesse : 1320 jours au lieu de 3 240 et possibilité pour le retraité disposant des 1320 jours d’affiliation de récupérer auprès de la CNSS des sommes correspondantes aux cotisations salariales et patronales
  • Revalorisation des pensions de retraites de 5% avec un minimum de 100 DH mensuels de progression et un effet rétroactif à compter du 1er janvier 2020, et ce au profit des pensionnaires retraités au 31 décembre 2019, et dont l’effectif est de quelque 600.000 pensionnaires dans le secteur privé.
  • Dans le cadre de la PLF, le gouvernement a répondu favorablement aux partenaires sociaux avec la révision de l’impôt sur le revenu appliqué aux pensions de retraite, ce qui représente un budget pour l’État de 500 M DHS. Cette mesure permet aux retraités d’accéder à un revenu supplémentaire qui peut atteindre un plafond de 532 DH mensuels
  • Dès 2023, le gouvernement s’est engagé à entamer une réforme des régimes des retraites. Dans ce cadre, un dialogue social constructif a été engagé avec les partenaires sociaux en vue de mettre en place un régime de retraites composé de deux pôles (public – privé) basé sur une réforme systémique du système des retraites
  • Le PLF ambitionne de réformer le secteur de la santé publique, en ligne avec les engagements gouvernementaux

La généralisation de l’assurance maladie obligatoire doit s’accompagner de la mise à niveau su système de santé national qui connaît un certain nombre de faiblesses (insuffisance aigue en cadres médicaux, souvent candidats à l’émigration compte tenu de la dégradation des conditions d’exercice de la profession – disparités territoriales – enjeux de gouvernance et de rendement des établissements de santé)

Face à ce constat et en application des Hautes Orientations Royales, une réforme a été engagée, articuler autour de 4 piliers :

  • Le premier pilier concerne la réorganisation du parcours de soins ;
  • Le second est relatif à la valorisation du capital humain dans le secteur public, la réforme du système de formation, l’ouverture sur les compétences étrangères et l’encouragement des cadres médicaux marocains résidant à l’étranger à retourner exercer dans leur pays ;
  • Le troisième pilier concerne la mise à niveau de l’offre sanitaire et l’amélioration de sa qualité, ainsi que la répartition équitable des services hospitaliers à travers le territoire national ;
  • Le quatrième pilier porte sur la digitalisation du système de santé de manière à permettre la collecte et le traitement les informations relatives au parcours du patient.

Mesures importantes :

Revalorisation des rémunérations :

  • Reconnaissance du diplôme de doctorat du médecin avec la revalorisation du salaire net sur 2 années d’un montant de 3 800 dhs, à compter du 1er janvier 2023
  • Sur le volet des ressources humaines, en ligne avec le dialogue social, le gouvernement a alloué plus de 1.5 MM DH à la revalorisation des salaires du personnel de la santé

Infrastructures :

Mise à niveau de 1 400 établissement de santé avec l’allocation de 850 M DH, CHU à Errachidia pour un montant de 200 M DH. Les CHU de Beni Mellal et de Guelmim seront lancés en 2024.

Capital humain :

Mise à disposition d’une enveloppe de 372 M DH en vue de renforcer les capacités d’accueil des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire, en vue de doubler les effectifs des médecins diplômés à horizon 2026 et triplée le nombre d’infirmiers d’ici 2026 également avec l’allocation d’un budget de 200 M DH

Digitalisation

Un budget de 500 M DH a été alloué à la digitalisation afin d’améliorer la facturation dans les structures de soin et également d’apporter un suivi digitalisé au parcours de soin dans la perspective de doter les marocains d’une carte de santé numérique

Travail législatif

Une 1ère gouvernementale : introduction dans le circuit législatif de l’intégralité de l’arsenal juridique relatif à la réforme du système de santé, notamment le projet de  loi-cadre relatif au système national de santé et 5 projets de loi relatifs ay GST ( Groupements sanitaires de territoire), la Haute Autorité de la santé, l’Agence nationale du médicament et des produits de santé et l’Agence nationale du sang .

  • Le PLF prévoit également des mesures relatives à la réforme de l’enseignement, au profit de toutes les familles marocaines

La mobilisation du gouvernement en faveur de l’école de l’égalité des chances et une condition sine qua none pour faire face aux nombreux défis qui entravent le parcours scolaire des enfants, dont :

  • Le déficit en structures d’accueil et en cadres qualifiés dans le préscolaire
  • La problématique de la déperdition scolaire qui touche plus de 300.000 élèves chaque année
  • La faiblesse de l’assimilation scolaire notamment au primaire et au collège, seulement 30% des élèves disposent d’acquis en lecture et en mathématiques au terme du primaire, taux qui baisse à 10% pour le collège.
  • La faiblesse des infrastructures et équipements dans les établissements scolaires ;
  • Le besoin d’une approche globale pour valoriser le métier d’enseignant

La réponse : une feuille de route globale prenant en compte toutes les parties prenantes : élèves, familles, enseignants etc.

Cette vision demande un budget additionnel de 25 MM DH sur les 5 prochaines années, à laquelle le gouvernement a consacré 6,5 milliards de Dirhams de crédits supplémentaires alloués au secteur au titre de la loi de finances 2023, ce qui porte le budget consacré à l’éducation pour l’année prochaine à environ 69 milliards de Dirhams.

  • Préscolaire : allocation par le gouvernement d’une enveloppe de 2 MM DHS
  • Lutte contre le décrochage scolaire : allocation d’un budget de 420 MM DH pour la mise en œuvre d’un nouveau modèle pédagogique
  • Soutien scolaire à 360 000 élèves : un budget de 300 M DH leur sera alloué
  • Infrastructures : Remise en état et mise à disposition d’équipements : 1.7MM DH, en hausse de 300 M DH vs. 2022
  • Propreté & gardiennage des établissements scolaires : 330 M DH ont été alloués à ce poste budgétaire, portant un crédit global affecté à ces prestations d’1.3 MM DH
  • Revalorisation métier d’enseignant : unification du statut assurant les mêmes droits à tous les cadres pédagogiques avec la suppression des 12 statuts régionaux
  • Régularisation des arriérés de promotion avant fin 2022 pour un montant de 2 MM DH
  • Formation des enseignants du primaire et du collège au titre de la période 2022 – 26 pour un montant de 4 MM DH et a programmé 328 M DH au titre de la formation pour l’année 2023

« Je voudrais à cet égard saluer la démarche de concertation initiée par le département de tutelle et sa coordination avec les régions, les partenaires économiques et sociaux, les autorités locales, la société civile, les associations de parents d’élèves et avec les élèves eux-mêmes, pour mettre en place la feuille de route 2022-2026 pour la réforme du système de l’éducation-formation.

Je note également le climat de confiance qui a caractérisé tous les cycles du dialogue social et la responsabilité avec laquelle ont opéré les partenaires sociaux »

  • Le PLF comprend également des mesures afin de réformer l’enseignement supérieur et renforcer les chances de la jeunesse de s’insérer professionnellement
  • Mise en place d’une feuille de route, en concertation avec les parties prenantes afin d‘asseoir un nouveau modèle pour l’université marocaine articulé autour de 4 axes :
  • Une réforme pédagogique globale & intégrée
  • Mise en place des bases d’une recherche scientifique répondant aux critères internationaux
  • La mise en place d’une gouvernance efficiente et l’attribution d’un rôle de pivot aux espaces territoriaux en termes d’innovation et de valeur ajoutée
  • Le PLF intègre également des mesures visant à la réforme du secteur de l’urbanisme et de l’habitat

Constat : l’accès des citoyens à un logement décent ne s’est pas démocratisé. Cette situation interpelle l’efficience des politiques publiques

Le gouvernement s’est mobilisé afin de reconsidérer les conditions d’accès au logement au moyens de mécanismes d’intervention innovants

« Dans le cadre de la loi de finances, le gouvernement entend accorder des aides financières directes aux acquéreurs, en particulier les familles nouvellement formées et les jeunes en instance de mariage »

  • Le PLF comprend également des mesures afin de protéger le pouvoir d’achat des marocains

Plusieurs mesures ont été mises en place afin de réduire l’impact des crises mondiales sur les ménages, maîtriser l’inflation et subventionner des produits de 1ère nécessité

  • Maîtrise taux d’inflation : «  Au cours des 9 premiers mois de l’année 2022, le taux d’inflation a été de 6,1 % au Maroc, contre 8,3 % aux Etats-Unis d’Amérique et 7,8% dans la zone Euro. Quant aux pays économiquement comparables au Maroc, le taux d’inflation enregistré dans notre pays demeure maitrisé comparativement à des Etats européens comme la Bulgarie (12,5%), la Hongrie (12,4%), et en comparaison avec la plupart des pays arabes dont le taux d’inflation moyen s’établit à 13,4% »
  • Budget Caisse de compensation porté de 16 à 32 MM DH afin de protéger les ménages marocaines d’un indice des prix à la consommation qui aurait dépassé le niveau enregistré de +3%
  • En soutien au pouvoir d’achat, l’Etat a alloué 5 MM DH de crédits supplémentaires au budget de l’ONEE
  • Injection de 13 MM DH au titre du remboursement de la TVA afin de dynamiser la trésorerie des entreprises, notamment les petites entreprises
  • La pertinence des interventions de l’Etat dans le soutien du pouvoir d’achat des ménages a été saluée par des organisations internationales comme le FMI ou Standard & Poors

« Le gouvernement, profondément attaché au principe de la solidarité et toujours à l’écoute des besoins des familles à revenus limités, continuera à faire face aux répercussions des crises mondiales successives et consacre 26 milliards de Dh aux dépenses de la compensation au titre du projet de loi de finances 2023 »

« En conclusion, eu égard à tous ces chantiers sociaux majeurs, le gouvernement a porté le budget des dépenses, au titre du projet de loi de finances 2023, à plus de 30 milliards de Dh, soit + 2,5 % du PIB.

Afin de rappeler les chiffres les plus importants, mesdames et messieurs les honorables députés, le gouvernement s’engage à poursuivre la mise en œuvre effective du chantier royal de la protection sociale en y consacrant 9,5 milliards de Dh afin d’assurer la prise en charge des cotisations des catégories vulnérables et précaires au titre de l’assurance maladie obligatoire. Le gouvernement consacre également 26 milliards de Dh à la subvention des produits de première nécessité. Dans l’attente d’une restructuration globale et profonde de l’offre sociale à fin 2023, le gouvernement poursuivra aussi en 2023 le soutien des différents programmes sociaux, notamment « Tayssir », « 1 million de cartables » et d’autres

L’Etat affecte quelque 100 milliards de DH cette année aux secteurs de la santé et de l’éducation. L’accompagnement de la mise à niveau du système national de santé représente un coût de 4,6 milliards de Dh supplémentaires, ce qui porte le budget global consacré à la santé – y compris la mise à niveau des capacités d’accueil des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire –  à plus de 28 milliards de Dh, au titre du projet de loi de finances 2023.

Afin de poursuivre la mise en œuvre de la feuille de route pour la réforme du système de l’éducation, le gouvernement consacre 6,5 milliards de Dh supplémentaires, ce qui porte le budget global dédié à l’éducation à plus de 69 milliards de Dh au titre de la loi de finances 2023.       

Pour la mise en œuvre de ses engagements dans le cadre du dialogue social, le gouvernement a consacré environ 4,3 milliards de Dh dans le projet de loi de finances aux revalorisations des salaires, particulièrement dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’enseignement supérieur »

 Financement des mesures sociales :

-Quand le gouvernement opte dans le cadre du projet de loi de finances pour un rééquilibrage fiscal :

  • D’une part, il augmente progressivement le taux d’imposition des grandes entreprises et maintient la contribution sociale de solidarité sur les bénéfices et les revenus pour les trois prochaines années
  • D’autre part, il allège la pression fiscale sur les salariés et les pensionnaires.

-Mise en œuvre des dispositions de la loi- cadre sur la réforme fiscale, en rupture avec « la fiscalité sur mesure » au profit d’une fiscalité claire :

« En consécration de l’équité fiscale, le gouvernement prévoit dans le cadre du projet de loi de finances, une réforme globale de l’impôt sur les sociétés, basée sur un acheminement progressif vers une unification du taux de l’IS à 20%, en augmentant progressivement ce taux à 35% pour les entreprises réalisant plus de 100 millions de dirhams de résultat net et à 40% pour les établissements de crédits et assimilés, la Banque du Maroc, la Caisse de Dépôt et de Gestion et les Sociétés d’assurances et de réassurances. Il est procédé parallèlement à une réforme de l’impôt sur le revenu, au côté d’une réduction progressive de la cotisation minimale, de la rationalisation des exonérations et avantages fiscaux, de la mise en œuvre progressive du principe de l’imposition du revenu global pour les personnes physiques, avec l’adoption du mécanisme de prélèvement à la source »

« L’augmentation du taux d’imposition pour les entreprises qui ont réalisé des bénéfices, est une expression de civisme fiscal dans une conjoncture difficile et complexe. Les Marocains se rappelleront qu’en pleine crise, les entreprises ont fait preuve de patriotisme pour consacrer la cohésion sociale et préserver les projets du pays »

« Pour un Maroc du progrès et de la dignité nous maintenons le cap et demeurons engagés sur l’emploi, l’investissement et la réforme de l’administration »

Mobilisation en faveur de l’emploi, de l’investissement et de la réforme de l’administration

  • Awrach : objectif 250 000 emplois entre 2022 – 2023 pour un budget de 2.25 MM DH. A date, ce programme a bénéficié à 79 500 personnes, en partenariat avec plus de 4 900 associations et collectivités
  • Forsa : Un programme visant à développer l’entrepreneuriat que le gouvernement est déterminé à poursuivre avec l’allocation de 1.25 MM DH de crédit. A date, 18 000 projets sélectionnés et 1000 projets ont déjà pu accéder à une première tranche du financement
  • Poursuite du programme Intelaka
  • Ambition d’une transformation économique visant l’encouragement de l’investissement national et étranger : « Le gouvernement a ainsi porté la part de l’investissement public dans le projet de loi de finances 2023 à 300 milliards de Dh, en augmentation de 55 milliards de Dh par rapport à l’année 2022 »

Forte mobilisation en faveur de la sécurité hydrique

« SM Le Roi, que Dieu l’assiste, a appelé à rattraper le retard enregistré par une série de projets structurants destinés à faire face à la problématique du stress hydrique et à appréhender « la politique de l’eau », en tant que politique publique transversale, qui appelle l’engagement des différents intervenants, loin de toute surenchère politique.

Les orientations contenues dans le discours royal ont constitué une forte incitation pour ce gouvernement en vue d’accélérer la mise en œuvre du Plan national de l’eau 2020-2027. Le gouvernement, au moment où il traitait les entraves à certains projets structurants, s’est retrouvé face à la nécessité impérieuse de réaliser un projet de transfert des eaux du bassin de Sebou vers le Bouregreg, en un temps record ne dépassant pas 10 mois et avec un coût de 6 milliards de Dh, afin de faire face à la menace de pénurie en eau qui guettait plus de 10 millions de personnes.  

Afin de traiter les retombées des entraves ayant affecté la mise en œuvre du plan national de l’eau, situation aggravée par la faible pluviométrie des dernières années, ce gouvernement a fait preuve de responsabilité en prenant des mesures d’urgence, dont en premier lieu l’accélération des projets relatifs aux stations de dessalement de l’eau de mer à Casablanca et à Nador. Il en a été ainsi également pour des dizaines d’autres stations, dont celles de Dakhla et de Laayoune qui ont commencé à alimenter la population en eau potable.

Le gouvernement a alloué, au titre du projet de loi de finances, des crédits de l’ordre de 10,6 milliards de Dh destinés à la gestion de la problématique du stress hydrique, en augmentation de 5 milliards de Dh par rapport à l’année dernière »

Soutien à l’investissement et réforme des administrations :

  • Elaboration d’un pacte national de l’investissement en vue de mobiliser 550 M DH et de créer 500 000 emplois à horizon 2026
  • Dans le cadre du PLF, 3.3 MM DH sont alloués à la mise en œuvre de la Charte d’investissement
  • Réforme de l’administration & simplification des procédures : déconcentration administrative, dynamisation des CRI, mise à niveau du système des marchés publics et amélioration des délais de paiement

« Dans ce contexte exceptionnel, Dieu en soit loué, notre pays a pu grâce à la politique éclairée de SM Le Roi que Dieu l’assiste et aux décisions prospectives du souverain, faire preuve de résilience devant ces chocs, en apportant une aide aux familles affectées, en sauvant des milliers d’entreprises, en inversant la courbe du chômage et en appuyant la relance de l’économie nationale de manière plus dynamique par rapport aux pays voisins

 Après la stagnation de l’économie nationale du fait de l’arrêt quasi-complet de la production, avec un taux de croissance de 0,7 % en 2020, l’année 2021 a consacré une bonne reprise, avec un taux de croissance de 7,9% à fin 2021, une amélioration du déficit budgétaire de 1,2 point du PIB pour s’établir à 5,9 %. Cette reprise est due à l’augmentation du niveau des prix et l’amélioration des recettes, ainsi qu’au retour progressif de la vie normale au cours des derniers mois de 2021, ce qui a eu un grand impact sur la relance des différentes activités.

La relance de l’économie nationale se poursuit en 2022 de manière continue et rassurante, après l’effet accordéon qu’elle avait connue entre 2020 et 2021 et en dépit de l’impact de la guerre en Ukraine sur la hausse des prix.

Ce constat est étayé par le maintien par l’agence standard and Poors, dans son rapport publié au début de ce mois, du rating du Maroc, soulignant la solidité des fondements de l’économie nationale et saluant les réformes structurelles engagées par notre pays, en plus des mesures prises pour atténuer l’impact de l’inflation sur les catégories affectées.  

Les indicateurs sectoriels ont montré une certaine dynamique au cours des 8 premiers mois de cette année, due essentiellement aux résultats positifs réalisés par les secteurs exportateurs, notamment les phosphates et dérivés, l’automobile et les produits agricoles.

Les transferts des marocains établis à l’étranger ont atteint à fin août 2022 plus de 71,4 milliards de Dh, dépassant les niveaux enregistrés lors de la même période entre 2018 et 2021.

Les indicateurs du secteur du tourisme se sont établis à des niveaux proches   des chiffres réalisés avant la crise, du fait des mesures de soutien prises en faveur du secteur.

Dans ce contexte, nous tablons sur un taux de croissance de 4% au titre de l’année 2023, un taux d’inflation confiné à environ 2% et un déficit budgétaire de 4,5 %.

Nous avons réussi à maîtriser le déficit budgétaire en 2022 grâce à la forte volonté dont nous nous sommes armés. 

Heureusement que nous ne nous sommes pas laissés détourner par l’appel de certains pour une loi de finances rectificative.

Nous avons réussi cet examen grâce à l’appui de Sa Majesté Le Roi que Dieu l’assiste et du fait de la bonne gouvernance de ce gouvernement et ses initiatives ciblées.

  • Nous avons dans un premier temps mobilisé 16 milliards de Dh dans le cadre de l’appui additionnel à la Caisse de compensation et aux secteurs sinistrés ;
  • Nous avons décidé à la fin de cette année d’ouvrir des crédits supplémentaires de 12 milliards de Dh, destinés à soutenir le pouvoir d’achat des citoyens ;
  • Nous n’avons pas eu recours aux ponctions sur le budget de l’investissement, comme cela fut le cas en 2013 et 2020 ;
  • En dépit du maintien du budget de l’investissement et en dépit des hausses successives des dépenses, qui se sont établies à 28 milliards de Dh additionnels pour faire face à la crise, nous avons pu maintenir le déficit budgétaire à 5,3 %, seuil qui est inférieur à l’engagement du gouvernement auprès du FMI et qui portait sur 5,9 %.

C’est cela le courage politique et c’est cela l’efficience de la gestion

C’est là aussi notre devoir à l’égard de SM Le Roi et du citoyen qui nous a accordé sa confiance »

Immobilier : pourquoi les prix sont en hausse continue ?



Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Bouton retour en haut de la page