Maroc

Casablanca-Settat : les opérateurs s’engagent pour les primo-entrepreneurs

Deux nouvelles conventions, impliquant plusieurs partenaires, ont été signées lundi à la CFCIM au profit des jeunes de la Région Casablanca-Settat. La première soutient l’entrepreneuriat. L’autre encourage l’employabilité. Les détails.

Lundi 8 février, le siège de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM) a abrité la signature de deux conventions au profit des jeunes de la Région Casablanca-Settat. La première convention, signée par Jean-Pascal Darriet, président de la CFCIM, Abdelmonnime El Madani, directeur général de l’Agence nationale de la promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), Salmane Belayachi, directeur général du Centre régional d’investissement (CRI) de Casablanca-Settat et Hicham Zanati Serghini, directeur général de la Caisse centrale de garantie (CCG), porte sur l’accompagnement des primo-entrepreneurs. Il s’agit notamment des jeunes porteurs de projets de la Région, ayant créé leur entreprise, y compris les bénéficiaires du programme Intelaka qui ont déjà bénéficié d’un accompagnement sur la phase pré-création par l’ANAPEC ainsi que par d’autres partenaires. L’objectif est d’aider ces jeunes à développer leurs compétences entrepreneuriales, en leur apportant toutes les informations utiles (fiscalité, juridique, marchés cibles…) et en leur facilitant l’accès aux réseaux d’affaires.


Diminuer la défaillance d’entreprise
Bref, la convention vise à diminuer le risque de défaillance qui est particulièrement élevé durant les trois années suivant la création de l’entreprise. Pour commencer, 15 entrepreneurs bénéficieront de différents programmes de tutorat, de networking, d’apprentissage entre pairs….où ils auront la possibilité d’être accompagnés par des experts, des mentors et éventuellement des business angels. La deuxième convention, signée par Jean-Pascal Darriet, Abdelmonnime El Madani, Bouchra Nhaili, directrice des ressources humaines de la Lyonnaise des eaux de Casablanca (Lydec), Reda Sekkat, directeur général d’Ingelec, Talal Nourre, directeur général de Clemessy Maroc -filiale du groupe Eiffage- et Badreddine Benameur, directeur général de l’École nationale supérieure de l’électricité et de la mécanique (ENSEM), porte sur la mise en place d’un parcours de formation complémentaire pour l’amélioration de l’employabilité des techniciens spécialisés en électricité.

Améliorer l’adéquation formation-emploi
L’initiative vise notamment à réduire le décalage entre les compétences de ces demandeurs d’emploi et les besoins réels des industriels qui peinent à trouver certains profils qualifiés. Elle a donc pour ambition de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes tout en permettant aux entreprises de répondre à leurs besoins en compétences les plus critiques. Pour y arriver, les partenaires ont convenu de mettre en place un dispositif de formation à la carte en mode alternance, innovant et de courte durée. Dans sa phase pilote, le projet prévoit de recruter une première promotion de 25 techniciens. L’ANAPEC s’occupera du sourcing des candidats, de la présélection et de la mise en place des mécanismes de financement dans le cadre du programme Taehil. L’ENSEM et l’ESA de Casablanca s’occuperont de l’ingénierie pédagogique et de l’enseignement. Lydec, Ingelec et Clemessy Maroc mettront leurs infrastructures pédagogiques à disposition des candidats pour la réalisation d’exercices pratiques, apporteront un partage d’expériences dans certains modules de formation, et organiseront des visites de sites. Il est à signaler que ces deux projets ont été initiés par la Commission emploi, formation et éducation de la CFCIM. «La signature de ces deux conventions démontre l’engagement des différents partenaires pour le développement des compétences et de l’entrepreneuriat… La CFCIM, au travers de sa Commission emploi, formation et éducation, a su catalyser les volontés et les besoins de chacun, mobiliser et fédérer les expertises des parties prenantes. Le tout, avec pour seul objectif d’apporter des réponses pragmatiques à la réalité du terrain», a souligné le président de la CFCIM. «Ce sont ces réponses que nous sommes venus formaliser aujourd’hui», conclut-il.

Aziz Diouf / Les Inspirations Éco

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