Maroc

Cafés et restaurants : les professionnels sont en colère

Les propriétaires des cafés et restaurants comptent organiser une grève lundi et mardi prochain, pour contester la décision du gouvernement de prolonger le couvre-feu, ce qui va aggraver la situation difficile de ce secteur au bord de la faillite. Plusieurs professionels du secteur ont menacé de remettre les clés de leurs établissements aux autorités locales.

Suite aux prolongations successives de l’état d’urgence sanitaire au Maroc, les membres de l’Association nationale des propriétaires et gérants des cafés et des restaurants montent au créneau et dénoncent la décision du gouvernement de prolonger le couvre-feu et les mesures de prévention contre l’épidémie du nouveau coronavirus. Le président de l’association, Noureddine El Harrak, a annoncé une grève nationale de 48 heures, lundi et mardi prochains, pour contester le prolongement du couvre-feu de deux semaines supplémentaires et dénoncer la situation difficile de ce secteur au bord de la faillite.


Les membres de l’association ont souligné que la situation actuelle des propriétaires de cafés et restaurants est très difficile, appelant les autorités à fournir une explication claire sur la façon dont ils devraient travailler pendant le mois de ramadan et au-delà. Ces professionnels demandent notamment l’ouverture d’un dialogue sérieux avec le gouvernement, dans l’objectif de débattre des problématiques liées à la crise sanitaire que connaît le pays et à la faillite annoncée de leur secteur. Le président de l’association rappelle, à cet égard, que des correspondances ont déjà été adressées à l’Exécutif et au ministère de l’Intérieur, mais sont restées sans réponse.

Dans la région Beni Mellal-Khenifra, le secrétariat régional de l’Association nationale des propriétaires et gérants des cafés et des restaurants a annoncé qu’en guise de protestation, toutes les clés des cafés et restaurants seront collectées puis remises aux autorités de la région. «La situation dans laquelle vivent les professionnels du secteur est devenue très désastreuse, coïncidant avec l’avènement du mois de ramadan», précisent les membres de l’association régionale. Même son de cloche du côté des membres de l’association dans la province de Sefrou. En effet, ces derniers dénoncent cette décision de prolongation «injustifiée», qui mène le secteur vers l’inconnu, surtout avec l’absence de nouveau cas de contamination au niveau provincial et régional.

Mehdi Idrissi / Les Inspirations Éco

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